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Résultats de la recherche pour ' solitude tristesse '

Te dire

J’aimerais te dire:  n’aie pas peur ,

 n’aie pas peur, au fond de ce puit étroit

Verses-y toutes tes larmes, pleure

Tu finiras par flotter sans te débattre

Tes tristesses te mèneront à l’espoir

 

J’aimerais te dire:  n’aie pas peur,

n’aie pas peur de toutes ces blessures

Que tu endures dans le malheur

Même si elles te brûlent jusqu’à l’âme

Elles finiront par réchauffer ton cœur

 

J’aimerais te dire:  n’aie pas peur,

n’aie pas peur de la divine solitude

Qui marche à tes côtés sans rien dire

Elle est là pour t’apprendre à t’aimer

Parce que sur le chemin tu l’as oublié

 

J’aimerais te dire: « n’aie pas peur,

n’aie pas peur de te sentir étranger

Dans ce monde qui ne te convient pas

Avec quelques bouts de libres pensées

Un univers tout entier peut être à toi.

 

J’aimerais te dire: n’aie pas peur,

n’aie pas peur de tes coups de colère

Gonfle ton torse et crie à perdre haleine

Pour que tu trouves au bout de ton souffle

Le calme comme l’océan après la rivière

 

J’aimerais te dire: n’aie pas peur,

n’aie pas peur de ne pas être parfait

L’échec est comme un beau temps de pluie

Tu peux toujours y trouver bien cacher

Un bonheur que tu ne soupçonnais pas.

 

 

 Angie

 

Dépendance affective

~ o ~

Mon coeur, sans lisière, est Azur

Là déborde dans l’océan larmoyant

le trop d’Amour, l’excès d’affection

Immensément vide, pourtant

 

Je me suis égarée dans cet horizon

Sans chemin, sans rivage

Je cherche la rivière de tout regard

A m’abreuver d’une âme

 

Dénuée de beauté, dénuée de laideur

Je ne suis que fille d’Amour

Que la Vie, que le Temps, tu sais

Je ne peux qu’aimer pour survivre

 

Inutiles les paroles, inutile la raison

La sève d’Amour dans mes veines

Serpente vivement jusque dans mon coeur

Sucrée par les présences.

 

Mes larmes ont la tristesse de la pluie

Mon sourire la chaleur des astres

Je pleurerai comme pleure le ciel

Intensément, je réchaufferai tel le soleil

 

Alors n’aie crainte si je t’aime

Avec maladresse, avec acharnement

Car je ne suis que fille d’Amour

Qui aime tant, la Solitude même.

 

~ o ~

 

Angie

 

Une rencontre en hiver

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 Dessin que j’ai réalisé

 

Ses pas s’enfoncent dans la neige

Son coeur tombe, mais il ne le voit pas

Il ne le voit plus, désormais sous la neige

Sur le chemin de la solitude. Il fait froid.

 

Ses mains pâles tremblent beaucoup

Il souffle dedans, mais son souffle s’en va

Enlevé par le vent, enlevé par l’amour

Qu’il a perdu cette nuit, dans un bar-à-cas.

 

Ce bar où des gens se tournent autour

Où des gens s’aiment et se désaiment

Cherchant sans cesse la chaleur des jours

Dans la chaleur des nuits passionnelles.

 

Sans son coeur, gelé par la tristesse

Il marche longtemps tant bien que mal

Vers sa maison ou sa maîtresse peut-être

Pour se laisser mourir dans ses bras.

 

Mais lorsqu’il arrive au bout de la rue

Voilà qu’il semble qu’on l’interpelle.

Une voix essouflée, un souffle chaud et nu

Caressent tendrement ses oreilles.

 

« Monsieur, je crois que ce coeur est à vous…»

 

Angie

Une petite fille dans la cour

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J’étais une petite fille et j’avais un rêve. Je voulais être spéciale, un peu unique, un peu moi-même mais un peu les autres aussi car on me regardait étrangement, on riait de mon air trop sympathique, trop rêveuse quelquefois. Alors de temps en temps je voulais me fondre, en vain, dans la masse.

Je n’ai jamais compris la cruauté de mes camarades, oui car vous savez, dans une cour de récré, ça peut être cruel un enfant. C’est quand on se montre faible, quand on se montre différent, qu’il vous veut du mal…

L’Histoire sait très bien à quel point la différence a toujours été condamnée: différence de religion, différence de couleur, différence physique, différence de pensée… Elle est la source de nos guerres, la source de nos souffrances alors qu’elle est si riche et pleine de vertu.

Et j’étais différente…Cela peut sembler un mal anodin et pourtant, ce sont toujours les maux les plus silencieux, les plus transparents, les plus petits…qui peuvent faire le plus souffrir car souvent, personne autour de soi ne les voit ni ne les reconnait. Et l’indifférence est un poignard dans un coeur qui ne sait parler, qui ne sait montrer l’intensité de sa douleur.

C’est ainsi que j’ai tendu ma main dans cette cour où l’on cherche son identité, dans cette cour où l’on cherche à connaître l’amitié, l’amour des autres, dans cette cour où toute notre vie, toute notre personnalité se construisent, dans cette cour où l’on forge sa force ou sa faiblesse, mais on m’a jetté des cailloux, piétiné comme une des ces feuilles en automne. Alors j’ai cherché à comprendre le rejet des autres, ce mépris si virulent qui brûlait comme une flamme dans leurs yeux et dans leurs mots…sans avoir de réponse. Elle se trouvait dans leur coeur dont je n’ai jamais eu la clé. Et moi avec l’insouciance de mon enfance j’ai cru en leurs mots, j’ai cru en leur mépris et j’ai dessiné mon coeur, mon âme, ma pensée sous un soleil enfantin. Je suis devenue ce que je suis à cause du mépris des autres, je me suis découverte à travers leur regard qui me reflétait comme un être affreux, un être sans valeur, un être qui jamais n’aura droit à l’amour, ni même à l’affection. C’est dans la cour de récré que j’ai bâti mon identité…fragile et détestée…

C’est dans cette cour de récré que tout prend forme, c’est dans cette cour de récré que tout commence et que tout se termine, que l’on apprend le bonheur ou la tristesse, l’amitié ou la solitude. Et en dehors, libres et grandis certains s’émerveillent d’un ciel bleu et d’autres haïssent un ciel gris…

Malgré tout cela, j’étais heureuse, enfant, oui j’étais heureuse car, j’ai été spéciale, si loin des autres, solitaire, triste et rêveuse. Et le temps vient, nous réconforte et sait parfois nous faire aimer la beauté des nuages éphémères…présages d’un bonheur inattendu.

 

Angie

 

 

Solitude

 L’après-midi. L’air est lourde et étouffante,

La pluie a cessé, les rues frisonnent sous le vent

Qui amène avec lui les feuilles mourantes,

La dernière danse de quelques amants.

Solitude es-tu là?

Loin des regards, une ombre s’endort

Près d’un fleuve qui se tait, un esprit endormi.

Elle s’assoiffe de rêves qui appellent à la mort

D’une souffrance qui la blesse, qui ne comble sa vie.

Solitude que fais-tu?

Un rossignol chante aux cieux sur le toit d’un palais

Qu’il a refusé encore. Quel mauvais présent!

Alors il prend son envol vers l’horizon déchaîné

Puis disparaît au soleil couchant.

Solitude, pourquoi?

Des échos de tristesse résonnent au front de la nuit.

Les étoiles, une à une meurent avec leur secret,

Car toi Solitude, tu te fais la cruelle amie

De coeurs blessés qui ne demandent qu’à aimer.

Solitude, laisse-moi!

Angie

 

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Etienne Daho – « Retour à toi »


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