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Je pense à toi

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Dessin: Angie

 

De mes pensées, j’entretiens le feu

Quand mon coeur crépite vers toi

Quand en ombre chinoise tu parais

Te figeant à la lisière de mes yeux.

 

Comment pourrais-je donc oublier

Ces écumes qui se sont enflammées

L’ivresse de ces brûlures amoureuses

Timides, secrètes et douloureuses?

 

Me livrant au départ de l’incendie

Pas une seule larme ne s’est enfuie

De mes yeux, je veux garder l’image

De ton sourire pour notre mirage.

 

Alors à cet instant où tu m’accapares

Où je te vois parcourir mes murs

Dis moi que le fantôme qui me parle

S’en va mourir en simple crépuscule.

 

 

Brume du matin

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Dessin: Angie

 

Brume du matin, rosée de l’aube

Dans la fraîcheur de tes bras

Qui percent les grands arbres

Je me suis réveillée, belle faune!

 

Entend cette ville qui bourdonne – déjà

Qui ne pense plus à t’attendre

Pour se décrasser l’âme et s’enivrer

D’une sagesse qui ne se refuse plus

 

On s’agite, on court, pauvres mécaniques

Oubliant, tragiques, de lever la tête – un peu

Pour détruire ces immeubles vénales

Et les plaintes qui nous torturent

 

Je n’ai plus le temps désormais

Car cette ritournelle aussi est ma geôlière

Mais cette petite seconde passée à t’aimer

Me sauve de la complainte routinière…

Pluie d’été

La pluie tambourine doucement sur les toits

C’est la douce symphonie pour un soir d’été

L’heure venue pour nos larmes de joie

De s’unir à la révolte de ces orages libérés.

 

Rions, rions de ces souffrances traversées

Rions à en pleurer pour expulser nos cris

L’heure est venue pour l’espoir exhumé

De siéger sur les ruines de nos vices.

 

Si la peur vient de ce changement brutal

Foulons les flaques rondes de l’asphalte

La chaleur éclatante de l’eau reflète le graal

Ce que l’on a recherché dans le rougeâtre.

 

Et cette pluie qui tambourine sur nos toits

Traverse les murs glacés, sombres, blancs

De nos sommeils orphelins de la foi

Pour redessiner un monde d’enfant.

 

Alors n’ayons pas peur de nos rêves perdus

Car la pluie d’été est là, cantatrice fertile

Qui vient dans sa pureté toute dévêtue

Apporter la victoire à nos coeurs fragiles.

 

 

On a oublié…

 Motio n°2

Dessin: Angie

J’ai regardé à travers les vieux nuages

Cherchant l’enfance qui a disparu

Mais je n’ai trouvé que le ciel sage

Plongé dans ses rêves et ses brumes.

Tout doucement est alors venue la nuit

Envolés la douce couleur des bonbons

L’odeur du parka et les délicats sourires

Ils s’échappent comme des ballons.

En silence, je me souviens encore un peu

Quand les étoiles tendent l’oreille vers moi

Car les souvenirs qui partent heureux

Brillent peut-être à chaque fois.

La quête

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Dessin: Angie

Des millions de sentiments, une émotion

arc-en-ciel d’une âme en voyage

Tu cherches la route empreinte des nuages

Parce que s’y reflète le monde

Isolée

Les murs étaient blancs, clos, sans fenêtres

Mais entre les lourdes briques, minuscules

Je pouvais apercevoir une graine de nuages

Un petit asile d’espoir, un désir très vif

 

Tentant de le camoufler avec mes cheveux

Je sentais mon coeur battre dans le silence

Encore vivantes, mes lèvres murmuraient

Le bonheur est là dedans, assis à côté

 

Fallait-il y croire ou céder une nouvelle fois?

Je me suis couchée sur le dur matelas

La seule présence de cette folle petite pièce

Qui se jouait de m’avoir vu démasquer.

 

Puis le jour s’est levé comme un phare

La frèle porte s’est ouverte vers mes bras

Je me suis un peu avancée par curiosité

Ma voix était alors prête à me sauver.

 

Tout au bout

Où étais-je, après tant d’années

tant de soleils et de pluies?

J’ai couru à en perdre pieds

Sans regarder la ville.

Je me souviens de mes bandes

Je me souviens d’être tombée

et de la force dans mes jambes

des muscles de mes bras contractés

de la sueur dans l’effort

dans un combat sans personne.

 

Quand on a souri à mes yeux

Quand on m’a donné une chance

Quand le bonheur m’attendait

Pourquoi ai-je couru

Pour voir ces photos se noircirent

Et pleurer encore les blessures

Qui n’existent plus.

 

Où étais-je, après tant d’années

Tant d’hiver et de printemps?

Je revois les feuilles s’envoler

Chuter sur la terre lourdement

Mes pas en guise de baiser.

Dans la folle course du vent

J’ai dépassé les saisons, les aimés

Je n’ai rien vu du temps

Quand je suis arrivée au bout

de mes cicatrices.

 

Où étais-tu?

Le cri

 

L’âme étendue sur le sol glacé,

J’entend le murmure aérien des nuages.

Rien n’est brutal ou lourd. Rien n’est sans vie

Dans un spasme contracté par l’univers

L’origine de mon existence s’anime.

 

Je suis blottie dans le souffle du ciel

Mon coeur qui s’est finalement ramolie,

Cloué sur cette terre infertile,

Imagine dans le lointain quelque avenir

Tracé comme un chemin.

 

Quand le brouillard désertique résonne

Sous mes pas tremblant et incertain

Mes mains engourdies dans l’effort se tendent

Mes yeux cherchent la lumière

Du nouveau né, pousserai-je le cri ?

 

Angie

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