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Tempête

Comme une tempête sur la route des navires

Mon esprit qui tangue, va et chavire

Quand une triste lune au creux de mes pupilles

Me ramène à mon obscur solitude.

 

C’est quand les étoiles parlent au silence

Que je vagabonde sur les vagues agitées

Qui s’enroulent le long de mes joues

Avant de mourir au port de mon âme.

 

Je ne saurais exprimer mes tourments

Que je crée, inconsciemment, en aimant

Dans l’éloignement, je suis seule avec vous

Sur la route menant à un phare de jour.

 

Quelque part, je me noie sans comprendre

Sans crainte, sans vouloir, sans même désirer

Que la dernière lumière pouvant me sauver

Ne se lève pour me conter ma vie.

 

La petite barque qui m’entraîne, alors

Je ne sais si elle résistera aux outrages

Elle s’avance grâce au vent invisible

Et dessine à l’approche une île sans nom.

A l’enfant que j’étais

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Dessin: Angie

 

Blottie dans ma vie passée, tu es là

Qui pleure encore des angoisses mal pansées

Tes petites épaules supportent quelquefois

Des colères que je refuse toujours de libérer.

 

J’entend les battements rapides de ton cœur

Quand j’appelle un être qui peut m’aimer

Pour te rassurer, te donner du bonheur

Me faire pardonner ces souvenirs alités.

 

Mais il faut bien que tu disparaisses

En trouvant les soleils que je t’ai laissé

Parce que l’âme d’enfant qui me reste

Veut que mon présent soit émerveillé.

Au revoir, vieil amour

 

 

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dessin: Angie

 

Au revoir, vieil amour, au revoir amitié

Tu t’éloignes comme la feuille futile

Qui vole au vent et disparaît en silence

Avec le brouillard qui floute les ombres.

 

Timidement, mon sourire vers toi

Me rendait heureuse sans même y croire

Aussi inaccessible que nous l’avons été

C’est en secret que tu ne m’as choisi.

 

Alors je ne peux pleurer aucune douleur

Ni même t’en vouloir jusqu’à te haïr

Il ne me reste que ces moments alanguis

Qui s’effaceront par manque de rudesse.

 

Les efforts accomplis pour aller vers toi

M’auront servi à lâcher-prise, à me perdre

Sur cette route sans retour de la tendresse

Qui nous apprend à nous aimer soi-même.

 

Dessin

Sombres émotions, joyeuse tristesse

Dans une âme esseulée, la douce colère

vagabonde, a dessiné son empreinte

Sur l’ombre translucide de mon passé

En chemin, j’ai crayonné des vies

Pour mieux comprendre mes chagrins

Sans cesse j’ai vu naître l’obscurité

Perchée à la lumière, en demi-teinte

Vieilles douleurs aux âpres ronces

Mon sang s’est mêlé à l’encre

Me renvoyant la mélancolie

Qui n’a pu que ternir dans mes yeux

Alors, ne puis-je qu’accepter les ratures

Inoubliables sur le blanc papier

Ou le recouvrir d’une poudre colorée

Pour ignorer mes erreurs commises

Je ne suis qu’une servante pécheresse

de cette passion désaimée

Parce que le monde que je crée

N’est que le miroir de ce que je suis.

Troubles amoureux

 

Les draps chauds et rempli de larmes nocturnes

Te réveillent à mes côtés. L’ aurore est si calme,

Ne nous perturbe pas comme les étoiles

Témoins de nos tourments, de notre prison d’or

Où nos ombres luttent, sorties de leur cage.

Le visage entre les mains, cachant mes hontes,

Tu te redresses comme un ange déchu

Tombé pour me sauver ou mourir dans mes songes

Si lamentables, mes dernières larmes m’embrassent

Mais tu caresses doucement ma joue.

Prisonnière de vieilles angoisses, la colère refoulée

Se déchaîne, crie, gueule pour venir me réclamer

La dette exorbitante de cette dangereuse candeur

Abusée, livrée à tant de démons cruels

Qui ont dévoré le peu de fierté que j’avais gardé.

Avec la pureté de ton amour, tu es alors apparu,

Tu as ouvert ta peau pour me donner ton cœur,

Tu as entaillé l’antre de ton âme pour m’offrir un refuge

Et tu as renié ta vie pour en créer une nouvelle

A mes côtés, moi qui suis devenue injuste et froide.

J’aimerais tant te recouvrir de cette lumière amoureuse,

Te promettre que je poserai cette lourde pierre

A l’édifice fragile de l’union que nous avons scellé.

Pourtant la peur m’envahit toujours quand la nuit tombe,

Quand je m’endors dans tes bras, avec espoir.

Le Sourire

angie dessin

                                                       dessin: Angie

Héros des temps modernes,

Sauveur modeste de l’âme humaine

Plus réel que les actes du ciel

Ou que les massacres de nos siècles

Plus proche des hommes encore

Sans distinction dans ce monde

  aux maux vieillissants, absent

De toutes les lueurs célestes

Je n’ai plus de confiance

Qu’en cette entité singulière

A la naïveté envoûtante

Dénuée de compte à rendre

Libre d’agir, d’aimer ou d’être riche

Dans la pauvreté sa présence

Est un trésor sans prix

Soulageant de preux sacrifices

Bien des solitudes scellées

et des prisonniers de la rancune

Ont ainsi trouvé fenêtre à leur cellule

et de la force pour pardonner

Amitié de jeunesse

champignon

Dessin: Angie

Des années ont passé, mon vieil ami

Comme j’aimerais que tu fabriques toujours

Ces avions de papier, pour t’écrire,

Te dire qu’il faut déclarer tes amours

Et revoir ainsi ton timide sourire.

 

Dessines-tu toujours au coin d’une feuille

Sans écouter le monde qui t’entoure

J’espère que tu as mis plein de couleurs

Dans les mémoires que tu gribouilles

Sans avoir de regrets, d’ailleurs.

 

Cette casquette rouge que tu portais

A la manière d’un farouche rebelle

S’est-elle retrouvée dans une poubelle

Abîmée dans un placard ou transformée

En un képi d’homme civil?

 

Je souhaite que cette place solitaire

Que tu prenais pour faire le fier

Ne soit plus la tienne désormais

Que tu la trouves dans cette liberté

Qui faisait de toi mon ami imaginaire.

 

 

 

Je pense à toi

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Dessin: Angie

 

De mes pensées, j’entretiens le feu

Quand mon coeur crépite vers toi

Quand en ombre chinoise tu parais

Te figeant à la lisière de mes yeux.

 

Comment pourrais-je donc oublier

Ces écumes qui se sont enflammées

L’ivresse de ces brûlures amoureuses

Timides, secrètes et douloureuses?

 

Me livrant au départ de l’incendie

Pas une seule larme ne s’est enfuie

De mes yeux, je veux garder l’image

De ton sourire pour notre mirage.

 

Alors à cet instant où tu m’accapares

Où je te vois parcourir mes murs

Dis moi que le fantôme qui me parle

S’en va mourir en simple crépuscule.

 

 

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