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Archives pour la catégorie Mes poèmes: Thèmes divers

Il n’y a rien et personne à attendre

Une lueur rouge et ronde dans le ciel piquant il y a

Une bulle au coin de mon oeil qui se repose, tranquille

Et je sens le souffle qui file de ma bouche vers là-bas

Vers ce château qui surplombe le monde.

Comme un épouvantail battant des cils devant l’oiseau-roi

Les boums-boums de ma poitrine ne s’arrêtent pas

Et je chuchote de naïves comptines à la boue qui me soutient

Je ne connais pas la fin, en yaourt je finis pour sourire

Parce que l’éclat qui nait quelque part fait toujours vivre.

 

Il y a du bleu qui court tout le long de ma robe mutine

Petite discussion secrète avec le bruissement des feuilles

Des grands arbres qui marchent et me suivent à petits pas

J’aime tant l’odeur de l’automne et l’odeur de l’orange humide

Que l’écharpe, jalouse, s’envole, s’envole, s’envole, vole

Folle et vaine enjambée, j’ai perdu bien des années

Et le banc de l’autre côté m’attend bien sagement désormais

Les noisettes grillées me rappellent de frêles lucioles

et je ne sais pourquoi.

Ce sont des moments si fragiles et particuliers.

 

Je m’assois quelque part, je lève la tête et regarde

Rien n’est à comprendre, il n’y a rien et personne à attendre

Ha! Une hirondelle chante.

 

Angie

 

Corps malade

 

Mon ami, le soleil

 

Je ne suis pas plus haute que trois pommes

J’ai la chair tendre et la vague à l’âme

On dit qu’ici c’est la loi du plus fort

Tu entends ça? Moi qui n’ai aucune arme…

 

Par manque de caresses, j’ai la peau dessechée

Un excès de larmes au creux des yeux

Je n’ai pas de courage pour me faire aimer

Que ma voix intérieure reste silencieuse…

 

Mon ami, le soleil

 

Quelquefois mon regard cherche l’horizon

Mais je vacille le long des sentiers

Que ton crépuscule trace comme l’abandon

J’ai tellement peur de mes péchés

 

Il y a trop de bruits, trop de mouvements

Vois comme les sentiments m’ont envahit!

Mon coeur, lui, bat tout doucement

Et toi, merveille, tu continues de mourir

 

O mon ami, le soleil

 

Angie

Petite case créole

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Sous l’ombre fraîche des filaos

Viens-tu te reposer?

Notre porte est toujours ouverte

Au soleil qui fait chanter la tôle.

 

Grand-mère prépare un bon cari

Avec sa touche d’épices et d’amour

Un secret qui amène le rire

Sur notre table aux mille parfums.

 

Mange sur la feuille de palmier

Tu n’as pas besoin de complications

Les saveurs te rappelleront

Que la vie est une simplicité.

 

Notre case n’est pas bien grande

Mais elle déborde d’ambiance

Et accueille même les moineaux

Qui nous offrent leur récital.

 

Quand ton coeur sera fatigué

Nous irons marcher vers la montagne

Pour aller voir la mer

Dans l’horizon gorgé de soleil

 

Nous nous reposerons

Ensemble.

 

Angie

Fille de misère

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Il y a maintenant deux ans que je t’ai quitté

M’engouffrant dans la froideur des jours

Dans mon avenir j’ai cru pouvoir t’oublier

Mais ta chaleur a demeuré sur mes joues.

 

Je porte en moi les battements de ton coeur

Dans le miroir, c’est ton visage que je vois

Et dans chaque soleil j’attendais ce bonheur

Du retour de l’alizé, son étreinte de soie.

 

Je suis ta fille de misère, ta petite fleur fanée

 

Oui, je me suis transformée en chrysalide

Enlevée de ses racines, de son océan

J’ai réalisé loin de toi tout ce qu’est le vide

J’ai réalisé ce qu’est vivre à contre-courant

 

Alors dans ma tête raisonne ton appel

Comme un instinct de survie, je ne peux lutter

Je veux reapprendre les joies de ton soleil,

Je veux me reposer dans tes bras enflammés

 

Car je suis ta fille de misère, ta petite fleur fanée,

Mon île de la Réunion.

 

Angie

 

Tu n’es pas une carte postale, tu n’es pas un paradis, tu es une intensité…

Les lignes de la Vie

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Tes larmes peuvent se taire, désormais,

Ne pleure plus tes regrets ou tes espoirs,

Enchainé à tes souffrances intérieures

La Dignité t’a délivré de ses lois…

 

Sous la lune, cette nuit, ton âme est belle

Doucement éclairée d’ombres et de lumières

Les lignes de ton visage m’ouvrent ton coeur

Que je caresse de mes doigts frémissants.

 

Alors je sens l’onde de la mer esseulée

L’écorce des grands bois millénaires

Où circule dans les inombrables nervures

Le sang du Temps et ses souvenirs.

 

Ton corps martelé par la violence du vent,

Brûlé par les soleils, étreint par les pluies

A gravé tes colères, conservé tes sourires

Comme un écrin qu’enveloppe l’usure.

 

Maintenant fatigué d’être la sentinelle

Regarde-le se libérer de tous les combats

Il n’y a plus besoin de survivre à la Vie

Victorieux, il dessine cette histoire…

 

Qui est la tienne.

 

Angie

Re-naissance

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L’étendue d’une peine

Aussi vaste que le ciel

Aussi humide que la mer

Se pare d’un linceul étoilé

 

Le silence miséreux

S’agenouille aux funérailles

Sans discours dérisoire

Il prie l’âme délivrée

 

La dernière larme s’envole

Dans les bras de Zéphyr

Celui qui a veillé longtemps

La flamme d’un coeur affaibli

 

Désormais

 

L’horizon éclatant se mire

Dans un espoir naissant

Les premiers cris de joie

Les premiers sourires éclos

 

Rien, non, rien n’est comparable

A la chaude étreinte d’une Vie

Qu’a ressuscité le Temps de ses mains

Ridées par la Sagesse.

 

Je regarde le soleil là-haut

Toute petite et fragile que je suis

Alors mon visage vient le faire face

Comme un nouveau défi lancé

 

Celui de dévoiler

les quelques bonheurs ensevelis…

 

 Angie

Gomme et cancrelat

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Un cancrelat mangeait la poussière

Dans une pièce où se trouvait une fille

Qui planta un crayon dans sa gomme

Elle y fit plusieurs petits trous

 

Son téléphone se mit à sonner

Bruyamment. Le cancrelat s’enfuit

Sa voix stridente fit saigner les murs

Et la fenêtre se brisa

 

Le soleil pénétra la chambre rougie

Le visage de la jeune fille l’aveugla

Le coeur battant, à cloche-pied,

Elle sortit, écrasant le cancrelat

 

Dans le silence

 

Le vent fit danser la poussière

Qui, dans la chambre, retomba en flocons

Cachant les crimes commis

Dans la plus grande inconscience…

 

Angie

Liberté, oh Liberté!

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~ Une peinture à l’acrylique que j’ai intitulé « Paradis » ~

 

Il marche, ses pas s’enfonçant dans le sable

Jusqu’à l’océan qui caresse son regard

Dans ses bras, des bouquets de fleurs bleues

Qu’il embrasse, jette très haut dans les cieux

Pour avoir sur les lèvres un goût d’éternité

 

Il pousse un cri de toutes ses forces, il hurle

Le soleil le hâtant de se taire, ombragé

Par ses yeux qui ne voient plus la terre

Il pleure, mais ce n’est pas la pluie du ciel

C’est les coups de son coeur là, dessous

 

Au milieu de la cacophonie de l’aurore

Tournant sur lui-même, c’est un dernier adieu

Au souvenir d’une bohème, d’un amour infini

Quand sa tête se mit à exploser sous ses cheveux

Il ne se souvint plus du bout du paradis

 

Qu’il avait tenu dans ses bras, dans son rêve

Toutes les couleurs, toutes les formes sans coutour

Et les mélodies qui piquaient ses pupilles rondes

Comme un remerciement, une dernière image

A travers les nuages qui finissent d’emporter tout.

 

A ceux qui ont un autre monde…

Angie

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