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La petite fleur amoureuse des nuages

Illustrations et texte: Angie

Il était une fois une petite fleur, elle s’appelait Coquelicot. Coquelicot était fragile et courageuse à la fois malgré une solitude qui lui pesait sur le cœur.

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Un matin, après une dure nuit de tempête où la pluie avait courbé son dos

aaaa

 

 

 

 

 

 

 

 

elle leva la tête vers le ciel et là, au milieu de cette immensité, de ce ciel bleu elle vit un petit nuage s’avançant tout doucement vers elle. Elle n’y croyait pas. Les fleurs rêvent souvent de l’inaccessible.

bbbbb

Longtemps, elle voyait le pèlerinage incessant de ces boules de cotons qui fuyaient la ville assourdissante et les enviait d’avoir des ailes au bout de leur volonté. Mais le nuage frôla simplement la jolie tête rousse de Coquelicot pour essuyer la larme qui était venue se poser sur sa joue.

cccc

Puis il repartit, il disparut laissant dans le cœur de Coquelicot un candide souvenir, celui de l’Amour. La petite fleur décida alors d’attendre le retour d’une boule de coton et lutta vaillamment contre les changements climatiques et l’Homme.

eeeee

Malheureusement, pas un seul nuage ne revint vers elle et son dos se courba de plus en plus, épuisée.

gggg

La moitié du printemps était passée et au loin on pouvait entendre les cloches funestes de l’église.

ddddd

La tête de Coquelicot reposait maintenant sur le sol fertile quand une douce brise vint caresser sa peau asséchée.

fffff

Les pétales de Coquelicot se déployèrent alors, s’envolant si haut, et se posèrent avec tendresse sur les dentelles blanches du ciel.

hhhhh

FIN

 

Petites choses

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                                                                                              dessin: Angie

Un jour de plus, de solitudes.

Le bonheur se cache ailleurs.

Dans les petites choses à nos pieds

le ciel toujours vient se refléter

Elles ont une ombre, une lumière

Et d’elles naissent tout.

Que l’on oublie, que l’on attende

que des machines viennent nous sauver

sécher nos larmes, même nous aimer

Mais

Quelles grandes choses bien fragiles.

Et un jour de lourde peine

lorsque tu baisseras la tête pour pleurer

tu verras dans la goutte de tes larmes

que le ciel sans aucune guerre

sans concurrence, ni irrespect

t’offre la véritable immensité.

Promenade

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~ Photo de ma promenade ~  

 

Flânant à travers la forêt enchantée,

Mes pensées dérobées par la brise,

Je me suis évaporée entre les grands bois,

Fantôme au milieu de leur chant.

                                                                                                       

 

Angie

Printemps

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  »Printemps » à l’acrylique

 

~ o ~

 

Si tu tends l’oreille, tu pourras l’entendre

Le printemps, dans le ventre du soleil,

De toute sa lumière, baillant.

Doucement, il se réveille.

 

Angie

 

(Printemps, joli printemps… viens vite enlacer cette terre meurtrie.)

 

L’automne ~ Jacques Prévert

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*Photo prise par moi.*

 

Un cheval s’écroule au milieu d’une allée

Les feuilles tombent sur lui

Notre amour frissonne

Et le soleil aussi.

Le cavalier sans tête ~ Damien Saez

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*Oeuvre réalisée par moi. J’ai dessiné le dessin du cavalier puis j’ai fait un montage avec Paint.*

 

Je vais comme une pierre lancée
Au milieu des buildings
Je traverse la plaine comme un souffle sans bruit
Je vais comme une flamme sous la neige brûlante
Que nul ne peut éteindre

On ne m’a donné ni arme ni larmes à mes yeux
Que ce cheval d’acier noir et ce corps sans visage
J’ai l’âme de l’enfant et la mémoire du vieux
L’éternité c’est long quand on marche sans cœur

Je suis le cavalier sans tête
Et je cherche un amour
Au travers les tempêtes
Moi je cherche le jour

Moi je cherche la flamme
Qui viendra m’éclairer
L’âme

Du haut de ma monture sur des escaliers de brumes
J’entends le cri des hommes qui ont perdu l’amour
Alors j’envie soudain ceux qui ont larme à l’œil
Qui pleurent l’océan à se noyer dedans

Celui qui m’a fait voulant faire de moi l’immortel
Invincible il a fait l’armure mais il a oublié le cœur
Puisqu’on a fait mon âme dans un acier linceul
C’est de l’humain tout entier dont moi je porte le deuil

Au hasard des cités, ami parfois je rêve
De croiser sur la route une femme de cœur
Qui juste par amour partagerait son être
Mettre un peu de mortel à ma triste éternelle

Je suis le cavalier sans tête
Et je cherche un amour
Je traverse tempête 

Moi je cherche le jour
Moi je cherche la flamme
Qui viendra m’éclairer
L’âme 

 

Damien Saez

Murmures

 Le courage

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Coeur parsemé de blessures

Mon âme t’entend

Qui bat. L’abandon au loin.

 

L’espoir

Murmures tulip

Larme,

tu m’as refleté sur ton eau

La lueur

que j’ai cru éteinte.

Ode aux rêves

Dreaming_by_Cocodrillo

Dans ma chambre

Les nuages sont entrés

Sur leur passage,

Ô ruines des murs.

Angie

« Le conte du petit jour qui n’avait pas sommeil » de Jacques Salomé

En été, vous l’avez remarqué, les jours s’allongent, s’allongent. Ils veulent durer longtemps, longtemps. Ils ont du mal à s’endormir les jours, car ils ont tant et tant de choses à vivre, tant et tant de choses à voir, à écouter, à entendre et aussi à recevoir.

Et si jamais le lendemain, ils ne revenaient pas, ni après-demain, qu’est-ce qui arriverait?

Qu’est-ce qui arriverait aussi, si ces deux-là, mes parents, qui sont au-dessus de moi, disparaissaient, hein? « Qu’est-ce que je deviendrais, moi, le petit jour d’aujourd’hui? » s’interrogeait un enfant jour.

C’est ce qu’ils disent tous, les jours si longs de l’été, ils ne veulent pas s’endormir du tout. Mais pas du tout, du tout, ni sur les deux oreilles ni sur leur petite joue toute douce. Ils veulent garder les yeux ouverts, la bouche ronde, les mains tendues vers l’ineffable, vers le tout de la vie.

Alors qu’est-ce qu’ils font, les jours qui ne veulent pas s’endormir? Ils vont énerver leurs parents. Ils vont tenter de les retenir, de les coincer dans le salon ou la chambre le plus longtemps possible. Ils vont aussi essayer de les séduire pour faire durer le temps plus longtemps…

« Si encore ils me laissaient un peu d’eux-mêmes, un peu de leur odeur, de leur musique, de leur présence, se disait le petit jour qui ne voulait pas s’endormir. Je sais bien que je vais avoir sommeil, je sais bien que je vais traverser la nuit, faire le tour de la terre, aller voir d’autres paysages avec des rêves. Parfois j’ai un peu peur au moment du passage, juste au moment où je vais basculer du jour…dans la nuit… »

Ainsi se parlait à lui-même un petit jour qui ne voulait pas s’endormir. Il se disait cela dans son lit, au moment fragile, délicat où il allait tomber dans le sommeil.

Car tomber dans le sommeil, ce n’est pas rien. Et si on tombait si loin qu’on ne revienne plus…?

Vous comprenez mieux pourquoi les jours parfois ne veulent pas aller se coucher, ni s’endormir, c’est parce qu’ils ont peur de tomber dans le sommeil.


Un conte extrait du livre, Contes à guérir, contes à grandir de Jacques Salomé, Edition Albin Michel

~ o ~

Une des choses que j’ai compris à travers ce conte, c’est pourquoi les jours d’hiver sont si courts que je ne les vois passer…Oui, il fait tellement froid, il fait tellement gris, qu’ils se hâtent finalement après le temps pour retrouver plus vite les couleurs chaleureuses du printemps…

Angie

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