Archives pour la catégorie Mes poèmes: Nature



Hymne à ma saison préférée

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La lumière gelée du soleil parvient jusqu’à moi

Qui ai le regard perdu dans la brume

De l’autre côté de la Terre où surgit la brise fine

M’immobilise et arrête ma course effrénée…

 

A l’horizon s’élève brillamment

Un cosmos que je sais en émoi.

 

Mes yeux ambrés n’ont plus de leurs larmes

Trop emplis de cette flavescence nouvelle

Il n’y a plus de peine, ni de chaudes blessures

Ne demeure qu’en moi le macrocosme jauni.

 

Le temps ralenti avec mes pas

Le silence se fait religieux.

 

On n’entend plus que le bruissement des feuilles

Qui attendent la fin. Elle est là, au seuil de la fôret

Enivrant ma mélancolie de son parfum de pluie

Et je frissonne à la caresse de l’eau vive.

 

Le vent apporte avec lui

Cette amie malheureuse.

 

Regarde comme la vie ressemble à l’automne

Lumineuse et triste à la fois, forte et fragile parfois

Ephémère dans l’éternité, Eternel dans l’éphémère

Et ce qui reste n’est rien d’autre pour moi

 

Que le chant des adieux

Qui demeurent ici-bas.

 

Angie

Ma vie est telle une feuille sur l’eau

Jardin secret

Jardin secret  dans Mes poèmes: Nature

 (Aquarelle: Lorraine Dietrich)

 

 Donne moi ta main

Maintenant

Laisse moi prendre ta peine d’une caresse

Que je l’emprisonne, fragile, dans mes veines.

 

N’aie plus peur désormais

Ton coeur est un flocon soufflé vers la mer

Lointaine.

 

N’aie plus peur.

 

La fenêtre abîmée murmure sagement les vers

D’un crépuscule inachevé

Que l’on voit mourir en enfer.

La lueur est faible dans ton âme d’hiver.

 

Regarde ce n’est pas toi que l’on condamne

C’est le jour qui s’en va.

Souffle donc sur ces papillons

Qui parsèment les nuages.

Je sais, tu le peux,

Il suffit d’un souffle léger que ton âme cherche.

 

Tes larmes enfantines suivent les gouttes de pluies

Qui vont creuser la tombe des phoenix éternels.

Ils jonchent les collines, les ruisseaux grisés, les chairs océanes

Et renaissent face au ciel étoilé.

 

Alors pénètre dans ce jardin qui fleurit

Lentement dans ta main

Serrée contre la mienne.

 

N’aie plus peur désormais.

 

Voilà

L’orchidée de mes promesses.

 

Angie

Naturelle

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Le vent s’élève et souffle sur le silence du soir,

C’est un murmure glacial et solitaire

A l’oreille de mon vieux chêne. Cet arbre…

 

Je l’entends déjà, là, qui pleure,

Car sur sa chair meurtrie de larmes

Nous déposons nos baisers d’au-revoirs.

 

Moi et quelques autres aussi,

Fragilisées par le temps ondoyant,

Partons, ensemble, cette nuit.

 

Ne pleure pas, père immortel

Car dans les nervures de ma limbe,

C’est ta sève qui s’écoule, inoubliable.

 

Et le vent nous arrache violemment

A la vie si durement acquise,

Aux saisons et aux caresses des matins.

 

N’ayez craintes, mes chères amies,

Nous allons, oui, mourir bientôt

Mais sous la tendresse de la pluie.

 

Angie.

La vidéo présente une musique d’Emilie Simon, « To the dancers in the rain », reprit sublimement par le groupe Docteur Lester. Je trouve cette version merveilleuse, moi qui détestait le son du style trompette , j’ai appris à apprécier l’intensité, la douceur et le charme de cet instrument en écoutant (et réécoutant plusieurs fois lol) ce petit concert. Un grand merci au Docteur Lester qui m’a guéri de mon mal de trompette!!!

Adieu d’une fleur jaune

Adieu d'une fleur jaune dans Mes poèmes: Nature fleur-jaune 

 

Les secondes invisibles s’écoulent paisiblement.

Et voici déjà pour moi l’heure venue.

J’emporte sur mon dos vouté par le temps

Les histoires mal-aimées, les prières terrifiantes, les larmes solitaires

Qui sont venues se poser, humides, sur ma chair blessée.

Je suis heureuse de pouvoir entendre une dernière fois

Les rivières qui caressent la terre assassinée et qui, pourtant, supplie encore

L’imaginaire, loin des croyances qui volent au vent

Entre le ciel et le néant silencieux.

Lorsque je ne serais plus, la musique des vagues s’accélèrera,

Le craquement de l’hiver s’intensifiera

Dans un terrible coup de tonnerre qui effraiera à jamais

Les dernières âmes bohémiennes.

Je vois là mon cher soleil qui teinte d’or le ciel enfantin.

Il est temps de s’unir au silence pour que je puisse murmurer

Aux cloches tristes et sanglantes des campagnes:

« Je pars, le dos courbé, la peau abîmée,

Frisée par les vents des saisons interminables,

Je pars avec les souvenirs que l’on a gravé

Sur chaque membre de mon être

Lors du passage des nuages pluvieux.

Oui, je pars avec dans mon coeur éphémère,

La laideur printannière. »

 

Angie

 

Cascade de pluie

 

Ruisselle l’eau, ruisselle l’eau,

 

Tel vol d’oiseau…,

 

S’étiiire, s’alloonnge, ce sourire, longe, la détresse,

 

…Caresse…

 

La peau, une nue, une seule peau

 

Celle de…

 

…Terre…

 

 Sel des…

 

…Larmes amères…

 

Ruisselle l’eau, ruelle d’en-haut,

 

Dans les rues elles…

 

S’enivrent d’eau

 

Des nuages qui battent des ailes

 

Pour elles goutellettes…

 

…D’eau du ciel…

 

Elles…ruissellent.

 

Ruisselle l’eau, ruisselle l’eau

 

Comme se mêlent les mots.

 

 

Angie

 

L’andalou ailé

Je voulais vous montrer cette petite vidéo, c’est un spectacle de chevaux que j’ai trouvé très touchant, et je me suis dis que je le mettrais sur mon blog, mais je n’ai pas pu m’empêcher d’y écrire un poème ^^

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Souffle de lune

Aux blanches poussières,

Il s’élance dans la dune

Et s’agite sa crinière.

Quel celeste silence

Ose s’emparer des demi-rêves

Et poser aux coins d’une démence

Cet oiseau qui séjourne au monde d’Eve?

Est-il donc impossible de le vouloir?

Est-il donc folie d’espérer encore?

Au fond des rêves, on peut tout croire

Jusqu’au dernier des vivants et des morts.

Et c’est les yeux emplis d’eaux lointaines

Qu’on entend le hennissement du chevalier

Qui boit à même la fontaine

Des légendes enfouies et oubliées.

Alors quelque part,

Ici-bas où les rêves n’existent plus,

Des yeux fixent dans son désespoir

La belle ronde qui se fit mise à nue.

Et l’être qui se tient à la fenêtre

Voit le bel andalou ailé

Qui chante, Ô, de tout son être

Aux galops de la douce liberté.

 

Angie.

 

 

Le sommeil des montagnes

 

On baille et aspire

Le chuchotement du vent,

On détruit

L’orchestre de lumière

des rayons du soleil,

Qui rend invisible l’herbe

Qui foule nos terres.

On arrache

Les couleurs des roses,

On maudit

Les étincelles de feuilles

Des arbres mourants

Qui perdent leur sagesse

Enfermée dans des écueils.

On brise

Le sceau du temps,

On tue

Les êtres volants

Dans le ciel infini

Qui nous rendent jaloux,

Nous les êtres marchants.

On blesse

Notre seul univers,

On tranche

la terre en frontières

Pour invoquer Invidia

Celle qu’on venère

Toute entière.

On vole

Les cristaux du ciel,

On déverse

Dans l’eau des océans

Ce pouvoir entre nos mains

Qui ne fait de nous

Que de pauvres êtres vivants.

 

 

Voilà,

Les montagnes endormies…

 

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Les amours au printemps

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(Musique: Le printemps, de Vivaldi)

 Chuut, voici le printemps qui arrive au pas.

Les petits papillons et les coccinelles s’agitent ici et là

Volant gaiement vers les grands champs,

Là où les fleurs baignent à la lumière du soleil dansant.

En arrivant, une coccinelle accoste la belle Anémone de Grèce,

Qui s’est vêtue de sa robe bleue. Elle scintille, telle une déesse.

Mais voilà que Narcisse, jalouse,

Laisse éclater son charme orangé, couleur de miel pour tous.

La petite coccinelle, envoutée,

Vole, vole, vers cette tendre beauté.

Un papillon, lui, a choisi pour compagnie

L’Iris bleu qui semble plus bleu que le ciel infini.

Et les Pâquerettes, seules dans leur univers rosé,

Appellent au lointain un ami qu’elles pourraient aimer.

La Pensée, elle, semble se plaire à la solitude

Et repousse, aidée du vent, le papillon plein d’amertume.

Haa! Et toi, douce Tulipe, regarde tous ces prétendants

Qui attendent que tu les ouvres tes portes en grand.

Mais tu t’obstines à les laisser juste t’effleurer

Car tu appartiens déjà à l’abeille bien-aimée.

Et soudain, au milieu de cette folie matinale,

On entend des cloches raisonnées,

Oui, voici maintenant les Muguets,

Vêtus de leur robe blanche nuptiale.

C’est alors que toutes les petites bêtes se précipitent rapidement

Vers les belles et mutines clochettes, leurs préférées évidemment!

Angie

 

Les amours au printemps dans Mes poèmes: Nature Fleur-desert

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