Archives pour la catégorie Mes poèmes: Nature



Lumières

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C’est un petit, tout petit être de lumière

Qui dans la nuit éclatée et sans bordure

Voyage à travers des ronces endormies

 

Avec vaillance, soutenant sur son dos

La frêle lueur qui manque de s’essoufler

A la moindre violence du vent somnolent

 

Il parcourt chaque corridor humide

Découvre les rêves secrets de la terre

Scintillant sur l’écorce des vieux chênes

 

S’unissant aux murmures des étoiles

Son chant est l’espoir d’une union prochaine

Malgré la fatigue, malgré l’acharnement

 

Peu à peu sa propre lueur le brûle

Ne pouvant s’en remettre qu’à son destin

Se laissant consumer dans le silence

 

Dans la brièveté d’une nuit offerte

Fragile et monotone, prie l’astre lune

Ne t’en va pas, brille toujours petite luciole…

 

Angie

Lumières  dans Mes poèmes: Nature papillon

~ o ~

L’homme est un peu comme une luciole.

La vie est cette lumière qu’il porte.

Même si c’est court, même s’il est éphémère

Et que cette lumière l’emportera…

Dans l’immensité de la nuit, dans le néant qu’est le monde…

N’est-elle pas belle et courageuse, cette fragile flamme,


N’est-elle pas capable d’éclairer dans le noir?

De résister au souffle?


La luciole découvre le monde, chante pour l’amour

brille très fort et puis s’éteint…s’en allant dévoiler

d’autres mystères tout là-haut….vers les étoiles,

qui sait?


 

Mon poème est un hommage au film d’Isao Takahata, « Le Tombeau des lucioles »

Le vol du condor

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Dans les contrées où dort le royal condor

La terre se regénère peu à peu, se nourrit de la rosée

Qu’a pleuré l’aube triomphante.

 

Morte, endormie, elle est le phoenix éternel

Dernier souffle de la nuit, premier cri du jour,

Par son écho elle réveille démons et vivants.

 

La sève de la vie s’écoule dans les veines brûlantes

Qui réchauffent le coeur des grands bois.

C’est dans leur mémoire que s’abreuve la sagesse.

 

Elle donne à l’homme qui sait écouter le vent

Ce regard rouge et virulent capable de défier l’astre feu

Sans armes, ni volontés, les pieds et l’âme nus.

 

De l’univers, il se tient au sommet le plus haut

Et guette les moindres mouvements de l’horizon

Fier, immobile comme le rocher planté dans le sable.

 

Il s’unit aux souffrances et aux espoirs de la terre

Qui n’a perdu sa fertilité, qui a bu le sang du temps

Et fait naître les fleurs du souvenir cueillies par ses ancêtres.

 

Il entend au loin les ombres errantes et les nuages sourds

Qui de leur coeur aveuglé cherchent à voler le soleil

Poussant alors son cri, l’appel du grand condor.

 

Sorti de son sommeil, l’oiseau accompli son vol majestueux,

Maître du ciel, celui qui apporte le glaive de la liberté

Déploie dans la lueur l’esprit d’une force nouvelle…

 

Angie

 

Le fleuve et le ciel

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Le fleuve,

dans la mouvance de ses murmures

regarde le ciel, envieux de son bleu.

 

Il tente de retenir son reflet,

d’apprendre son éclat, son souffle.

Mais il sait, au fond de sa mémoire,

qu’il ne deviendra jamais

L’ombre de là-haut.

 

Sa blessure, rouge-sang,

jusqu’au bout de la mer,

jusqu’au bout du temps éternel

qui luit depuis les montagnes enneigées,

se déverse en silence.

 

Les grands arbres buvant à sa peine

ont chanté aux cieux ses tourments.

 

De ma fenêtre

je voyais les nuages s’agitaient

Et la pluie glissa sur la vitre.

 

Le ciel triste se mit à pleurer,

Ses larmes embrassant le fleuve

Qui, de reconnaissance, déborda.

 

O pluie,

Peux-tu sentir la douleur d’ici-bas

quand tu touches la terre brûlée?

Peux-tu entendre la voix du passé

quand le vent, de sa douceur, t’enlace?

 

C’est dans la mémoire d’un fleuve

que se trouvent toutes nos larmes…

Angie

L’arbre que j’ai enlacé

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Enlevée par mes pensées,

Seule et perdue,

Gelée par la mélancolie,

Je vagabondais dans les rues

Jusqu’à trouver un jardin

Où je vis, étalées sur le sol,

Les larmes or de l’automne.

 

Il était un vieil arbre

Ridé d’écorce par le temps

Debout encore

Pour atteindre le ciel

Mais je le vis pleurer,

Ses feuilles mortes

humides.

 

Je fis quelques pas

Tremblante, remplie d’espoir,

Accueillie par la brise

Qui me poussait vers lui.

Alors dans le silence,

Libérée de mes pensées

J’ai enlacé l’arbre

 

Et les doux sanglots de l’automne

Ont fait fleurir l’Amour

Dans mon coeur paisible.

 

Angie

Rêve et Nature

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 De l’autre côté du canal où les cigognes s’endorment

il y avait un homme en haillons, assit,

frêle comme le vent qui emporte les feuilles mortes

vers un autre monde.

Il était immobile, roseau éperdu par la douceur de l’eau

et son souffle n’était que l’ombre du temps,

une chimère.

Rêveur, presqu’irréel au milieu des herbes hautes,

il n’y avait que ses yeux qui mouvaient par l’éclat du soleil

et quelques mêches mutines de ses cheveux ébouriffés.

A cet instant,

il n’était qu’une fleur des champs

que seules les vibrations de la nature peuvent faire vivre.

Cet homme attendait patiemment le sommeil de l’étoile

comme un père attend le dernier regard de son enfant,

et lorsqu’il fut nuit,

par ses jambes lourdes il se ranimait

marchant le long de la rive, lui, le fantôme sans désir.

De ma maison perchée

je le voyais déambuler chaque soir

cet homme, cette fleur, cette pensée, cet esprit végétal

qui cherchait la paix dans ce paysage que j’aimais aussi

car il y avait un paradis de l’autre côté du canal

 

Un paradis naturel

qui, trop vite, disparu…avec lui.

 

Mon rêve envolé.

 

Angie

 J’ai reçu dernièrement des messages qui m’ont énormément touché, qui me vont droit au coeur. Je vous remercie tous infiniment pour vos encouragements et vos gentils mots!

 

Le vieillard

 

Au sommet de la montagne un vieillard

Se tient assit comme le rocher indomptable

Cloué jusqu’à l’âme martyr de la terre.

Il ne trésaille quand le souffle de la brise glaciale

Vient flageller les blessures ouvertes de sa chair.

 

Son regard est plus bleu que le voile de l’azur

Et son coeur plus serein que le silencieux étendu

Qui a enfoui dans ses profondeurs les plus impures

Les plaintes venimeuses d’un temps perdu.

Lui ne cache rien dans les lignes de ses mains.

 

Comme les rivières rejoignent calmement l’océan

Où les couleurs de la lumière céleste miroitent, éternelle,

Son esprit a rejoint la paix qu’a préservé le sang

Des fôrets immortelles renaissant de leurs cendres

Et qui toucheront après des siècles d’attente

 

L’infinité de ce ciel. Il en a un bout dans ses yeux.

Ce vieillard assit sur sa montagne joue alors de sa flute

Un air comme le vent qui réconforte les malheureux

Et résonne dans la pluie. Elle s’écoule sur la petite hutte

D’un homme qui espère l’arrivée des jours heureux.

 

Angie

 

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Je serai absente pendant ce mois d’août. Je m’en vais tout près de la nature pour une nouvelle aventure et alimenter mon inspiration…

Ce poème est donc le dernier avant mon retour.

Je vous souhaite à tous plein d’amour, de douceur et de rêves dans notre monde si tourmenté…

La mélodie d’une vie

 

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L’après-midi paressait sous les nuages

Et je longeais le fleuve d’un pas nonchalant.

Les montagnes me regardaient, curieuses,

Pendant que le ciel me traçait un chemin.

 

J’avais laissé tout derrière moi, ce printemps,

Je n’appartenais qu’à la chaleur du soleil

Qui avait brûlé tout ce que j’avais:

la tristesse, le bonheur, les désirs et l’envie.

 

Je ne possédais plus rien et pourtant

Mes yeux n’étaient guère vides, mes mains aussi

Elles avaient accueilli un pétale

Et mes pupilles scintillaient face à l’eau.

 

Je me sentais seule mais la brise m’a étreinte,

Le soleil a séché mes larmes, la terre m’a soutenu,

Et les nuages ont ri de leurs airs mutin et rêveur

Pendant qu’un prélude glissait sur le fleuve.

 

Je me souviens aujourd’hui de cette mélodie

Qui avait envahi mon coeur et possédé mon âme.

Le printemps avait éclot et j’avais alors aimé

Voir le temps s’enfuir en me laissant derrière lui.

 

 Dessin et poème: Angie

Fin de journée

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 M’écroulant sur le lit, fatiguée de moi-même,

Mes yeux pâlissent vers les murs, alors

Je ferme ces paupières et les heures avec elle.

La vie, à cet instant, m’apparaît si lointaine.

 

Une bise se pose sur ma joue…

La fenêtre est ouverte et le ciel rougeoyant.

 

J’entends la mer derrière les maisons

Teintée de lumière, se gonflant de chaleur

Et l’ondoyante caresse de ces vagues

Vint jusqu’à faire frissonner l’horizon

 

Il est beau le temps, languissant sur les toits.

Le soleil s’étire dans le vaste firmament.

 

La ville n’est alors plus qu’une flamme

Avec ses toits colorés. Bleu, orange ou doré.

Les arabesques apparaîssent à ma fenêtre

Tandis que la bise, avec les nuages, s’en va…

 

Passant au-dessus de mes songes

Si chaleureux quelquefois…

 

Angie

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