Archives pour la catégorie Mes poèmes: Nature

Balade sans parapluie

 

C’est un long et grand voyage, c’est une balade

vers les nuages, la voie lactée qui laisse sa traîne blanche

Le chemin qui semble se briser en poussière d’étoiles

Des filaments argentés traversent les toits

et m’emportent vers les vieux réverbères abandonnés.

 

Le bruissement fébrile de leur dernière lumière s’essoufle

Mes pas sont impolis et dérangent leur divine mécanique

Je le sais bien que mes draps me regrettent au loin

Mais je suis venue ici, des mouchoirs plein les poches

que les poubelles, secrètement, m’envient.

 

Mais jamais je n’éternue devant la lune qui veille

Comme j’aimerais que l’on pense à moi quand elle me regarde

et que je l’admire, quand les réverbères ne sont plus témoins

et quand la pluie joue à cache-cache avec quelques chats

Qui ont trouvé porte close à leur maison.

 

S’il suffisait de courir à vive allure, à perdre haleine

Comme les astres filants qui parcourent l’univers et le néant

Le bonheur ne laisse pas de trace sur leur dos craquelé

Dans leur coeur sans amour, il y a pourtant une jolie chanson

Qui résonne lorsqu’ils éclatent de mille feux.

 

La poussière me picote légèrement les yeux que je frotte

Il est l’heure de rentrer et de dire au revoir aux rues désertes.

 

Angie

Lotus

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dessin: Angie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Parfum ruisselant d’illusions

sur un pont que frappe le vent

ma vie sans avenir encore bâti

se suspend au son du temps.

 

Remettant les présages à l’aurore

marchant vers la voie du sable

fébriles et enfantins sont mes pas

qui cherchent un port de courage.

Paisible matin

 

P8100048Dessin: Angie

 

Doux matin d’un dimanche encore endormi

Le jour se pose sur le dos des grands bois

Tandis que mes pas somnolent vers toi

Je te vois qui tisses ta lumière à mes pieds.

Le murmure mutin des feuilles résonne

Et réveille les cloisons de ma chaumière

Refuge d’un monde qui s’étire trop loin

Vers des bruits sourds qui ne chantent rien.

Dans l’ennui qui s’évapore vers le ciel

Ma lente respiration semble te contempler

Et s’unit à tous ces gestes que tu as médité

Pour que ce petit coin devienne mon jardin.

 

 

 

Brume du matin

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Dessin: Angie

 

Brume du matin, rosée de l’aube

Dans la fraîcheur de tes bras

Qui percent les grands arbres

Je me suis réveillée, belle faune!

 

Entend cette ville qui bourdonne – déjà

Qui ne pense plus à t’attendre

Pour se décrasser l’âme et s’enivrer

D’une sagesse qui ne se refuse plus

 

On s’agite, on court, pauvres mécaniques

Oubliant, tragiques, de lever la tête – un peu

Pour détruire ces immeubles vénales

Et les plaintes qui nous torturent

 

Je n’ai plus le temps désormais

Car cette ritournelle aussi est ma geôlière

Mais cette petite seconde passée à t’aimer

Me sauve de la complainte routinière…

Terrienne

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Est-ce mon soupir ou la brise languissante

Que je vois s’enfuir comme le crépuscule?

Mes pupilles teintées d’or ont le souvenir

Du soleil sur son trône, de sa chair luisante.

 

Enlianée à l’univers, mes pas brûlent mon corps

Et mon coeur est aussi le vide d’étoiles

Comme j’entends l’écho dans ses profondeurs

Des murmures inconnus qui défient la Mort.

 

Je pleure car les gouttes de pluie sont larmes

Elles qui emportent la mémoire du passé

De la pureté de leur âme, je les entends

Qui endorment les fleuves en doux vacarme.

 

Et dans l’horizon où mes rêves se reposent

Le bonheur s’est endormi sous les vagues

Car tant que palpitera le coeur de Terre

Le mien continuera de battre encore…

 

 

Angie

Je veux revoir la mer…

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Vagabonde, je parcours des rues étroites

Mais mon coeur jamais ne se pose

Sur les serpentines dalles

Qui m’ont aspiré dans le quotidien monotone.

 

A travers le champ de pierres ciselées

Mon espoir se cogne contre les murs,

Trébuche sur des rêves, par les fenêtres, jettés

Mon souffle se saccade, murmure.

 

Je veux revoir la mer…

 

La couleur de l’Azur ne me suffit plus

Lui, bombé par les nuages au parfum d’océan

Ils ont son souvenir pur

Dans leur cortège, estompé par le néant.

 

Comme je n’entends plus les vagues

Dans l’onde du vent qui m’a réconforté

La nuit ne me berce plus de son âme

Car mon enfance s’en est allée

 

Et la mer…

 

Angie

La brise

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Tout laisser tomber…cinq minutes…

 

Qu’importe le brasier de l’Eternel

Qui assèche sans remord,

Elle est tel un mirage, l’Oasis,

La fraîcheur du nouvel espoir.

 

Perchée à la cime de l’Univers

Déployant ses ailes cristallines

Elle glisse à l’allure d’une caresse

Un murmure à l’oreille de la Terre

 

Ha, les grands bois frissonnent

Et les mauvaises herbes rêvent.

Enveloppée dans les nuages

Elle observe les sentiers du Temps

 

Des larmes roulent sur des joues

Si tendres et rouges de peines

Que la brise se mit à trembler

Se laissant tomber de son cortège.

 

Alors…

 

Sans comprendre, sans connaître,

Les péchés, les bonnes actions

De toute une vie, elle se donne

Entière et de son chant délicat

 

Elle s’empare de tous les malheurs

Le monde s’arrêtant de battre,

S’enivre de toute sa chair

Au parfum de la Délivrance…

 

Angie

Regarde bien, l’horizon…

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Etre du levant, dans l’onde suave, baptisé

Disparaît derrière ce monde de démonie

Orphelin de l’antre des peuplades

Enveloppé dans le suaire des nuits…

 

Désormais les ancêtres dans leur pinasse

Caressent en silence les voies lactées

Tandis qu’ici-bas voguent sur les fleuves

De sanguinolents cuirasses…

 

Il n’y a plus de chaleur dans les flammes

Les sycomores plongés dans le mutisme

Abandonnent leur oriflamme

Le vent ne clame plus son immortalité.

 

La litanie de l’aube a perdu toute sa foi

Dans le brouillard des âmes avachies

Prisonnières du ventre bombé de l’ennemi

A la chair de fer, au coeur métallique.

 

La nature s’est figée, ôtée de son esprit

Dont les cendres se mêlent à l’aurore

Assassinée par le Temps vachard.

Dans l’horizon sonne l’heure des remords.

 

 

Angie

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