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Archives pour la catégorie Mes poèmes: Etats d’âme

D’une petite chose naissent les grandes

Dessin: Angie

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Dans un grain de sable,

j’enfouis mon âme

Pour que le soleil l’embrasse

Pour que l’emporte la mer

Pour goûter à l’infini.

Dans une parcelle de ton cœur

j’enfouis mon âme

Pour que ta vie soit douce

Pour que tes ombres s’éclairent

Pour vivre notre amour.

Dans un coton de nuage

j’enfouis mon âme

Pour que le vent la berce

Pour que le temps s’en aille

Pour rêver sans cesse.

Dans une petite étoile

j’enfouis mon âme

Pour que l’univers soit grand

Pour que mes peurs soient vaines

Pour croire encore.

Angie

L’éclat d’une larme

Des vers et des vermines courent dans mes veines

Dans les endroits les plus sombres de mon être

J’y arrive toujours embarquer sur mes larmes

Et j’ai peur des battements violents de mon cœur

Mais je me retrouve toujours là, assise en silence

A contempler le chaos qui règne à cet endroit

Des morceaux de passés, des rêves froissés, des espoirs

Ou des désespoirs, tous entremêlés devant moi

J’ose m’y aventurer même si tout est instable

Mes pas s’engloutissent dans la crasse des colères

Dans les gerbes stagnantes des injustices inavouées

Je finis toujours par me noyer dans mon âme putride

Pourtant

Dans l’éclat de la larme qui m’a conduite jusqu’ici

La lumière, indifférente, continue de se refléter

Jusqu’à me sortir de mes pensées les plus obscures

Et je ne sais si c’est pour me guérir ou alors me montrer

A quel point elle peut être belle et sans vices.

Te dire

J’aimerais te dire:  n’aie pas peur ,

 n’aie pas peur, au fond de ce puit étroit

Verses-y toutes tes larmes, pleure

Tu finiras par flotter sans te débattre

Tes tristesses te mèneront à l’espoir

 

J’aimerais te dire:  n’aie pas peur,

n’aie pas peur de toutes ces blessures

Que tu endures dans le malheur

Même si elles te brûlent jusqu’à l’âme

Elles finiront par réchauffer ton cœur

 

J’aimerais te dire:  n’aie pas peur,

n’aie pas peur de la divine solitude

Qui marche à tes côtés sans rien dire

Elle est là pour t’apprendre à t’aimer

Parce que sur le chemin tu l’as oublié

 

J’aimerais te dire: « n’aie pas peur,

n’aie pas peur de te sentir étranger

Dans ce monde qui ne te convient pas

Avec quelques bouts de libres pensées

Un univers tout entier peut être à toi.

 

J’aimerais te dire: n’aie pas peur,

n’aie pas peur de tes coups de colère

Gonfle ton torse et crie à perdre haleine

Pour que tu trouves au bout de ton souffle

Le calme comme l’océan après la rivière

 

J’aimerais te dire: n’aie pas peur,

n’aie pas peur de ne pas être parfait

L’échec est comme un beau temps de pluie

Tu peux toujours y trouver bien cacher

Un bonheur que tu ne soupçonnais pas.

 

 

 Angie

 

A Papi

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Dessin: Angie

Que faire de ces songes qui peuplent le ciel gris

Dis-moi, toi qui a vécu comme le saule esseulé

Désormais que tu connais toute la misère de la vie

Mon cœur cessera-t-il de te pleurer ?

 

Mon âme d’enfant ne savait comment t’aimer

A l’époque tout semblait être tendrement calme

Parce que tu te tenais si droit face à l’adversité

Que je me souviens de ton ombre rouge pâle.

 

Et aujourd’hui je ne peux soulager ton cœur ridé

Qui s’efforce de battre contre le soleil brûlant

Encore une fois, je me retrouve impuissante

Car les pensées ne savent que murmurer

 

Alors dis-moi

qu’elles sont tes craintes et tes joies

raconte-moi ta vie, ton histoire,

siffle là dans le vent qui se lève

Chante la aux étoiles filantes,

pose la sur le dos des nuages

Que je puisse l’entendre

pour la première fois.

 

Angie

A mon grand-père.

 

 

La dernière lettre

Je t’adresse cette dernière lettre

écrite de ma main, tenant le crayon

comme le katana d’un rônin

qui retranscrit l’honneur et les émotions.

Mes belles boucles serpentines

Dévoilent toute la tendresse que j’ai pour toi

Mais les souvenirs m’ont enlevé une larme

Qu’au coin de la feuille tu découvriras.

Ne tremble pas à la lecture de mes mots

Que la vitesse a rendu plus abrupts, plus rudes

Car il y a des choses qu’on souhaite dévoiler

Pour les oublier timidement avec l’encre perdue.

Mes nombreuses ratures me trahissent

Car le silence de la nuit dénude les sentiments

Et le bruit de mon crayon, assourdissant,

Me fait perdre le peu de conscience que je maîtrise.

Je n’ai pas pu parfumer cette lettre

Au risque de perdre la simplicité de ma vie

Celle que tu as connu de moi et que j’ai gardée.

L’odeur discrète de la feuille est ce qui, encore, me sied.

Tu le sais, les lettres sont mortes maintenant

Ne devenant plus qu’un tas d’encombrantes paperasses.

Elles ne racontent plus, elles ne parlent plus

Et préférant garder la froideur du monde approchant

C’est sur ces derniers mots que je t’embrasse.

Angie

 

 

Lettre à mes fantômes

 

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Dessin: Angie

 

Alors que les années passent, attrapant le bonheur

comme des papillons agités, le retenant fermement

jusqu’à verser d’incompréhensibles larmes d’angoisse

Alors que les saisons s’éternisent avant de mourir

Sur le rebord des fenêtres qui ne s’ouvrent plus

Même aux premières bises d’un soleil malicieux

 

Je reste toujours suspendue à mes vieux souvenirs.

 

Ô comme un simple pas peut être douloureux

Parce qu’il y a des regrets, parce qu’il y a eu de l’espoir

Parce que quelque part, sous les poussières d’enfance

les sourires sont encore chauds et les larmes si froides,

Parce que les rires résonnaient si forts derrière les cloisons

Et les sanglots comblaient les coups violents des orages.

 

La vieille maison où je suis née retrouve ses murs

et d’instinct suit le parfum d’une famille que j’ai aimé.

Ma mémoire ou mon imagination, qu’importe…

Redessine les visages avec les mêmes traits, sans âge

Mais mon amour demeure si clair, si translucide

Que je ne peux y trouver l’oubli caché quelque part.

 

J’aimerais oublier, pourtant, oui j’aimerais oublier

Ce que je n’ai pu atteindre, ceux que j’ai aimé si fort

Que mon coeur bat encore pour eux: des bouts de mirages

Des timidités, des revanches, des taquineries, de l’insouciance

Des passagers qui disparaissent simplement parce qu’il le faut.

 

Mais ce soir, comme beaucoup de soir, me donnant au passé

A la nostalgie que m’apporte le rayon d’une lune affaiblie

Je pense à vous, vous les bruyants fantômes de ma vie.

 

Angie

 

 

Nostalgie

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                                                                                                                                               dessin: Angie

Il nous suffisait de quelques contes

Pour craindre nos bêtises d’enfant

Il nous suffisait d’un immense champ

Pour jouer à la liberté avec un bâton.

 

Les sourires étaient faciles à trouver

Dans les innocentes gourmandises

Dans les amitiés qui se construisent

Dans ce qui, par nous, peut durer.

 

Quelque part, le temps passe trop vite

N’y a-t-il que lui que l’on juge coupable

Ou encore ce soleil maudit qui rugit

Comme un héros que l’on ne voit pas?

 

Les souvenirs ont un goût tiède d’usure

Mais ces bonheurs simples de jeunesse

Pourquoi fuient-ils sans laisser d’armure

Ne laissant à l’approche qu’une sécheresse?

 

Et je contemple l’horizon immobile

où peu à peu tout s’arrête en grondement

Et je contemple l’horizon immobile

où ne siègeront que des pleurs d’enfants.

A celui qui compose

dessin: Angie

Le pianiste

De vieilles notes grises de poussières

S’envolent dans la pièce aux silences

Et réinventent une douce tristesse

A ces murs longtemps restés blancs

C’est celui qui compose de son âme

Se livrant à l’absence, se livrant à tout

S’enivrant des mouvements musicaux

D’une lettre restée sans aucun mot

Explosion de quelques couleurs

Monotone ou invisible sérénité

Sous ses doigts de vieux fantôme

Son existence brille à nouveau

Que celui qui ne sait que crier, se taise

Devant lui, le monde est incliné

Car il a vécu bien des années

Sur la corde raide d’une brise

Et aujourd’hui le vent tissé raconte

Dans cette pièce aux silences

Une modestie qui s’est acquise

Le rien qui devint un roi

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