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Archives pour 1 avril, 2015

Balade sans parapluie

 

C’est un long et grand voyage, c’est une balade

vers les nuages, la voie lactée qui laisse sa traîne blanche

Le chemin qui semble se briser en poussière d’étoiles

Des filaments argentés traversent les toits

et m’emportent vers les vieux réverbères abandonnés.

 

Le bruissement fébrile de leur dernière lumière s’essoufle

Mes pas sont impolis et dérangent leur divine mécanique

Je le sais bien que mes draps me regrettent au loin

Mais je suis venue ici, des mouchoirs plein les poches

que les poubelles, secrètement, m’envient.

 

Mais jamais je n’éternue devant la lune qui veille

Comme j’aimerais que l’on pense à moi quand elle me regarde

et que je l’admire, quand les réverbères ne sont plus témoins

et quand la pluie joue à cache-cache avec quelques chats

Qui ont trouvé porte close à leur maison.

 

S’il suffisait de courir à vive allure, à perdre haleine

Comme les astres filants qui parcourent l’univers et le néant

Le bonheur ne laisse pas de trace sur leur dos craquelé

Dans leur coeur sans amour, il y a pourtant une jolie chanson

Qui résonne lorsqu’ils éclatent de mille feux.

 

La poussière me picote légèrement les yeux que je frotte

Il est l’heure de rentrer et de dire au revoir aux rues désertes.

 

Angie

Il n’y a rien et personne à attendre

Une lueur rouge et ronde dans le ciel piquant il y a

Une bulle au coin de mon oeil qui se repose, tranquille

Et je sens le souffle qui file de ma bouche vers là-bas

Vers ce château qui surplombe le monde.

Comme un épouvantail battant des cils devant l’oiseau-roi

Les boums-boums de ma poitrine ne s’arrêtent pas

Et je chuchote de naïves comptines à la boue qui me soutient

Je ne connais pas la fin, en yaourt je finis pour sourire

Parce que l’éclat qui nait quelque part fait toujours vivre.

 

Il y a du bleu qui court tout le long de ma robe mutine

Petite discussion secrète avec le bruissement des feuilles

Des grands arbres qui marchent et me suivent à petits pas

J’aime tant l’odeur de l’automne et l’odeur de l’orange humide

Que l’écharpe, jalouse, s’envole, s’envole, s’envole, vole

Folle et vaine enjambée, j’ai perdu bien des années

Et le banc de l’autre côté m’attend bien sagement désormais

Les noisettes grillées me rappellent de frêles lucioles

et je ne sais pourquoi.

Ce sont des moments si fragiles et particuliers.

 

Je m’assois quelque part, je lève la tête et regarde

Rien n’est à comprendre, il n’y a rien et personne à attendre

Ha! Une hirondelle chante.

 

Angie

 


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