Archives pour avril 2010

La brise

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Tout laisser tomber…cinq minutes…

 

Qu’importe le brasier de l’Eternel

Qui assèche sans remord,

Elle est tel un mirage, l’Oasis,

La fraîcheur du nouvel espoir.

 

Perchée à la cime de l’Univers

Déployant ses ailes cristallines

Elle glisse à l’allure d’une caresse

Un murmure à l’oreille de la Terre

 

Ha, les grands bois frissonnent

Et les mauvaises herbes rêvent.

Enveloppée dans les nuages

Elle observe les sentiers du Temps

 

Des larmes roulent sur des joues

Si tendres et rouges de peines

Que la brise se mit à trembler

Se laissant tomber de son cortège.

 

Alors…

 

Sans comprendre, sans connaître,

Les péchés, les bonnes actions

De toute une vie, elle se donne

Entière et de son chant délicat

 

Elle s’empare de tous les malheurs

Le monde s’arrêtant de battre,

S’enivre de toute sa chair

Au parfum de la Délivrance…

 

Angie

Regarde bien, l’horizon…

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Etre du levant, dans l’onde suave, baptisé

Disparaît derrière ce monde de démonie

Orphelin de l’antre des peuplades

Enveloppé dans le suaire des nuits…

 

Désormais les ancêtres dans leur pinasse

Caressent en silence les voies lactées

Tandis qu’ici-bas voguent sur les fleuves

De sanguinolents cuirasses…

 

Il n’y a plus de chaleur dans les flammes

Les sycomores plongés dans le mutisme

Abandonnent leur oriflamme

Le vent ne clame plus son immortalité.

 

La litanie de l’aube a perdu toute sa foi

Dans le brouillard des âmes avachies

Prisonnières du ventre bombé de l’ennemi

A la chair de fer, au coeur métallique.

 

La nature s’est figée, ôtée de son esprit

Dont les cendres se mêlent à l’aurore

Assassinée par le Temps vachard.

Dans l’horizon sonne l’heure des remords.

 

 

Angie

Dépendance affective

~ o ~

Mon coeur, sans lisière, est Azur

Là déborde dans l’océan larmoyant

le trop d’Amour, l’excès d’affection

Immensément vide, pourtant

 

Je me suis égarée dans cet horizon

Sans chemin, sans rivage

Je cherche la rivière de tout regard

A m’abreuver d’une âme

 

Dénuée de beauté, dénuée de laideur

Je ne suis que fille d’Amour

Que la Vie, que le Temps, tu sais

Je ne peux qu’aimer pour survivre

 

Inutiles les paroles, inutile la raison

La sève d’Amour dans mes veines

Serpente vivement jusque dans mon coeur

Sucrée par les présences.

 

Mes larmes ont la tristesse de la pluie

Mon sourire la chaleur des astres

Je pleurerai comme pleure le ciel

Intensément, je réchaufferai tel le soleil

 

Alors n’aie crainte si je t’aime

Avec maladresse, avec acharnement

Car je ne suis que fille d’Amour

Qui aime tant, la Solitude même.

 

~ o ~

 

Angie

 

Nuit blanche

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Papillon, de tes ailes graciles survolant

Ma chambre enfumée de fragrante saison

Arôme de cerisier et de rêves en bouton

Ce soir va butiner la lune en croissant

Laisse moi boire le nectar de mes yeux.

 

Laisse moi boire le nectar de mes yeux

Car sous le halo de la lampe, faiblement,

Mon coeur somnole, battant doucement

Contre ma chair assoiffée, malheureuse

De ne pouvoir s’abreuver de sommeil.

 

De sommeil, oui, je ne peux m’abreuver

Les affres du lendemain, trop, me guettent

Mes mains d’arabesques en arabesques

M’assujettissent à l’entendement exaltée

Sous cette nuit où je resterai toujours vierge.

 

Sous cette nuit où je reste toujours vierge

Des feuilles inutiles s’empilent peu à peu

Quand dehors j’entends les saules en pleurs

Je cherche mes allumettes, allumant un cierge

Pour adoucir l’atrocité de mon crime…

 

Pour adoucir l’atrocité de mon crime

Dans ma chambre qui murmure encore

A l’aube, j’ai dessiné la dernière lettre morte

De ma propre soumission, l’acte ultime

Avant de purifier mon visage d’un sourire

 

Avant de purifier mon visage d’un sourire…

 

Angie

Gomme et cancrelat

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Un cancrelat mangeait la poussière

Dans une pièce où se trouvait une fille

Qui planta un crayon dans sa gomme

Elle y fit plusieurs petits trous

 

Son téléphone se mit à sonner

Bruyamment. Le cancrelat s’enfuit

Sa voix stridente fit saigner les murs

Et la fenêtre se brisa

 

Le soleil pénétra la chambre rougie

Le visage de la jeune fille l’aveugla

Le coeur battant, à cloche-pied,

Elle sortit, écrasant le cancrelat

 

Dans le silence

 

Le vent fit danser la poussière

Qui, dans la chambre, retomba en flocons

Cachant les crimes commis

Dans la plus grande inconscience…

 

Angie

Homme

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~ Premier portrait que je réalise à l’aquarelle ~

 

Lumières

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C’est un petit, tout petit être de lumière

Qui dans la nuit éclatée et sans bordure

Voyage à travers des ronces endormies

 

Avec vaillance, soutenant sur son dos

La frêle lueur qui manque de s’essoufler

A la moindre violence du vent somnolent

 

Il parcourt chaque corridor humide

Découvre les rêves secrets de la terre

Scintillant sur l’écorce des vieux chênes

 

S’unissant aux murmures des étoiles

Son chant est l’espoir d’une union prochaine

Malgré la fatigue, malgré l’acharnement

 

Peu à peu sa propre lueur le brûle

Ne pouvant s’en remettre qu’à son destin

Se laissant consumer dans le silence

 

Dans la brièveté d’une nuit offerte

Fragile et monotone, prie l’astre lune

Ne t’en va pas, brille toujours petite luciole…

 

Angie

Lumières  dans Mes poèmes: Nature papillon

~ o ~

L’homme est un peu comme une luciole.

La vie est cette lumière qu’il porte.

Même si c’est court, même s’il est éphémère

Et que cette lumière l’emportera…

Dans l’immensité de la nuit, dans le néant qu’est le monde…

N’est-elle pas belle et courageuse, cette fragile flamme,


N’est-elle pas capable d’éclairer dans le noir?

De résister au souffle?


La luciole découvre le monde, chante pour l’amour

brille très fort et puis s’éteint…s’en allant dévoiler

d’autres mystères tout là-haut….vers les étoiles,

qui sait?


 

Mon poème est un hommage au film d’Isao Takahata, « Le Tombeau des lucioles »



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