D’une petite chose naissent les grandes

Dessin: Angie

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Dans un grain de sable,

j’enfouis mon âme

Pour que le soleil l’embrasse

Pour que l’emporte la mer

Pour goûter à l’infini.

Dans une parcelle de ton cœur

j’enfouis mon âme

Pour que ta vie soit douce

Pour que tes ombres s’éclairent

Pour vivre notre amour.

Dans un coton de nuage

j’enfouis mon âme

Pour que le vent la berce

Pour que le temps s’en aille

Pour rêver sans cesse.

Dans une petite étoile

j’enfouis mon âme

Pour que l’univers soit grand

Pour que mes peurs soient vaines

Pour croire encore.

Angie

Etre avec toi

Suis-je vivante ? Mes jambes tremblent

de blesser la terre, de l’écraser d’un poids trop lourd

Je vacille, mon cœur chavire

j’ai peur d’aimer, j’ai peur de pleurer

De ne plus revivre

ces moments que les souvenirs m’enlèvent

qu’ils transportent si loin

Indifférents à leur ampleur

Pourtant

J’ai souffert, je t’aime,

Si tu savais combien, à quel point

J’aimerais respirer l’air libre.

Si je devais graver la douleur pour garder ton amour

Éternellement coincé contre mon cœur

Toujours ressentir ses battements,

que jamais l’avenir ne me l’enlève

Je le ferai, je pleurerai chaque jour

Pour te garder contre moi.

Si j’avais le pouvoir de briser le temps, être vivante

Au milieu des étoiles qui calment l’obscurité

Si j’étais certaine que, quelque part, le soleil brille

Jusqu’aux entrailles des mondes engloutis

Je ne craindrais plus

De devoir déambuler dans la solitude

jusqu’à te retrouver, retrouver notre chemin…

Tu marches à mes côtés avec tant de légèreté

Me retenant à chacune de mes chutes

Tu es comme notre lien, insouciant et fragile

Mais plus fort que l’incertitude

Je me cramponne à toi, aveuglément

Je me jette dans tes bras.

Dis-moi que je suis bien vivante.

L’éclat d’une larme

Des vers et des vermines courent dans mes veines

Dans les endroits les plus sombres de mon être

J’y arrive toujours embarquer sur mes larmes

Et j’ai peur des battements violents de mon cœur

Mais je me retrouve toujours là, assise en silence

A contempler le chaos qui règne à cet endroit

Des morceaux de passés, des rêves froissés, des espoirs

Ou des désespoirs, tous entremêlés devant moi

J’ose m’y aventurer même si tout est instable

Mes pas s’engloutissent dans la crasse des colères

Dans les gerbes stagnantes des injustices inavouées

Je finis toujours par me noyer dans mon âme putride

Pourtant

Dans l’éclat de la larme qui m’a conduite jusqu’ici

La lumière, indifférente, continue de se refléter

Jusqu’à me sortir de mes pensées les plus obscures

Et je ne sais si c’est pour me guérir ou alors me montrer

A quel point elle peut être belle et sans vices.

Te dire

J’aimerais te dire:  n’aie pas peur ,

 n’aie pas peur, au fond de ce puit étroit

Verses-y toutes tes larmes, pleure

Tu finiras par flotter sans te débattre

Tes tristesses te mèneront à l’espoir

 

J’aimerais te dire:  n’aie pas peur,

n’aie pas peur de toutes ces blessures

Que tu endures dans le malheur

Même si elles te brûlent jusqu’à l’âme

Elles finiront par réchauffer ton cœur

 

J’aimerais te dire:  n’aie pas peur,

n’aie pas peur de la divine solitude

Qui marche à tes côtés sans rien dire

Elle est là pour t’apprendre à t’aimer

Parce que sur le chemin tu l’as oublié

 

J’aimerais te dire: « n’aie pas peur,

n’aie pas peur de te sentir étranger

Dans ce monde qui ne te convient pas

Avec quelques bouts de libres pensées

Un univers tout entier peut être à toi.

 

J’aimerais te dire: n’aie pas peur,

n’aie pas peur de tes coups de colère

Gonfle ton torse et crie à perdre haleine

Pour que tu trouves au bout de ton souffle

Le calme comme l’océan après la rivière

 

J’aimerais te dire: n’aie pas peur,

n’aie pas peur de ne pas être parfait

L’échec est comme un beau temps de pluie

Tu peux toujours y trouver bien cacher

Un bonheur que tu ne soupçonnais pas.

 

 

 Angie

 

A Papi

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Dessin: Angie

Que faire de ces songes qui peuplent le ciel gris

Dis-moi, toi qui a vécu comme le saule esseulé

Désormais que tu connais toute la misère de la vie

Mon cœur cessera-t-il de te pleurer ?

 

Mon âme d’enfant ne savait comment t’aimer

A l’époque tout semblait être tendrement calme

Parce que tu te tenais si droit face à l’adversité

Que je me souviens de ton ombre rouge pâle.

 

Et aujourd’hui je ne peux soulager ton cœur ridé

Qui s’efforce de battre contre le soleil brûlant

Encore une fois, je me retrouve impuissante

Car les pensées ne savent que murmurer

 

Alors dis-moi

qu’elles sont tes craintes et tes joies

raconte-moi ta vie, ton histoire,

siffle là dans le vent qui se lève

Chante la aux étoiles filantes,

pose la sur le dos des nuages

Que je puisse l’entendre

pour la première fois.

 

Angie

A mon grand-père.

 

 

La petite fleur amoureuse des nuages

Illustrations et texte: Angie

Il était une fois une petite fleur, elle s’appelait Coquelicot. Coquelicot était fragile et courageuse à la fois malgré une solitude qui lui pesait sur le cœur.

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Un matin, après une dure nuit de tempête où la pluie avait courbé son dos

aaaa

 

 

 

 

 

 

 

 

elle leva la tête vers le ciel et là, au milieu de cette immensité, de ce ciel bleu elle vit un petit nuage s’avançant tout doucement vers elle. Elle n’y croyait pas. Les fleurs rêvent souvent de l’inaccessible.

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Longtemps, elle voyait le pèlerinage incessant de ces boules de cotons qui fuyaient la ville assourdissante et les enviait d’avoir des ailes au bout de leur volonté. Mais le nuage frôla simplement la jolie tête rousse de Coquelicot pour essuyer la larme qui était venue se poser sur sa joue.

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Puis il repartit, il disparut laissant dans le cœur de Coquelicot un candide souvenir, celui de l’Amour. La petite fleur décida alors d’attendre le retour d’une boule de coton et lutta vaillamment contre les changements climatiques et l’Homme.

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Malheureusement, pas un seul nuage ne revint vers elle et son dos se courba de plus en plus, épuisée.

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La moitié du printemps était passée et au loin on pouvait entendre les cloches funestes de l’église.

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La tête de Coquelicot reposait maintenant sur le sol fertile quand une douce brise vint caresser sa peau asséchée.

fffff

Les pétales de Coquelicot se déployèrent alors, s’envolant si haut, et se posèrent avec tendresse sur les dentelles blanches du ciel.

hhhhh

FIN

 

Balade sans parapluie

 

C’est un long et grand voyage, c’est une balade

vers les nuages, la voie lactée qui laisse sa traîne blanche

Le chemin qui semble se briser en poussière d’étoiles

Des filaments argentés traversent les toits

et m’emportent vers les vieux réverbères abandonnés.

 

Le bruissement fébrile de leur dernière lumière s’essoufle

Mes pas sont impolis et dérangent leur divine mécanique

Je le sais bien que mes draps me regrettent au loin

Mais je suis venue ici, des mouchoirs plein les poches

que les poubelles, secrètement, m’envient.

 

Mais jamais je n’éternue devant la lune qui veille

Comme j’aimerais que l’on pense à moi quand elle me regarde

et que je l’admire, quand les réverbères ne sont plus témoins

et quand la pluie joue à cache-cache avec quelques chats

Qui ont trouvé porte close à leur maison.

 

S’il suffisait de courir à vive allure, à perdre haleine

Comme les astres filants qui parcourent l’univers et le néant

Le bonheur ne laisse pas de trace sur leur dos craquelé

Dans leur coeur sans amour, il y a pourtant une jolie chanson

Qui résonne lorsqu’ils éclatent de mille feux.

 

La poussière me picote légèrement les yeux que je frotte

Il est l’heure de rentrer et de dire au revoir aux rues désertes.

 

Angie

Il n’y a rien et personne à attendre

Une lueur rouge et ronde dans le ciel piquant il y a

Une bulle au coin de mon oeil qui se repose, tranquille

Et je sens le souffle qui file de ma bouche vers là-bas

Vers ce château qui surplombe le monde.

Comme un épouvantail battant des cils devant l’oiseau-roi

Les boums-boums de ma poitrine ne s’arrêtent pas

Et je chuchote de naïves comptines à la boue qui me soutient

Je ne connais pas la fin, en yaourt je finis pour sourire

Parce que l’éclat qui nait quelque part fait toujours vivre.

 

Il y a du bleu qui court tout le long de ma robe mutine

Petite discussion secrète avec le bruissement des feuilles

Des grands arbres qui marchent et me suivent à petits pas

J’aime tant l’odeur de l’automne et l’odeur de l’orange humide

Que l’écharpe, jalouse, s’envole, s’envole, s’envole, vole

Folle et vaine enjambée, j’ai perdu bien des années

Et le banc de l’autre côté m’attend bien sagement désormais

Les noisettes grillées me rappellent de frêles lucioles

et je ne sais pourquoi.

Ce sont des moments si fragiles et particuliers.

 

Je m’assois quelque part, je lève la tête et regarde

Rien n’est à comprendre, il n’y a rien et personne à attendre

Ha! Une hirondelle chante.

 

Angie

 

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