Le fleuve et le ciel

Posté le Mercredi 18 novembre 2009

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Le fleuve,

dans la mouvance de ses murmures

regarde le ciel, envieux de son bleu.

 

Il tente de retenir son reflet,

d'apprendre son éclat, son souffle.

Mais il sait, au fond de sa mémoire,

qu'il ne deviendra jamais

L'ombre de là-haut.

 

Sa blessure, rouge-sang,

jusqu'au bout de la mer,

jusqu'au bout du temps éternel

qui luit depuis les montagnes enneigées,

se déverse en silence.

 

Les grands arbres buvant à sa peine

ont chanté aux cieux ses tourments.

 

De ma fenêtre

je voyais les nuages s'agitaient

Et la pluie glissa sur la vitre.

 

Le ciel triste se mit à pleurer,

Ses larmes embrassant le fleuve

Qui, de reconnaissance, déborda.

 

O pluie,

Peux-tu sentir la douleur d'ici-bas

quand tu touches la terre brûlée?

Peux-tu entendre la voix du passé

quand le vent, de sa douceur, t'enlace?

 

C'est dans la mémoire d'un fleuve

que se trouvent toutes nos larmes…

Angie

koalangie @ 17:58
Enregistré dans Mes poèmes: Nature
Je n’ai pas fini de t’aimer…

Posté le Samedi 24 octobre 2009

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Dessin que j’ai réalisé: crayons HB, 6B, gomme mie de pain

 

O dis-moi que depuis la nuée incandescente,

Recroquevillé dans les draps mousseux,

On peut entendre le souffle de l’automne,

Son agonie étendue sur l’asphalte humide.

Dis-moi que tu vois mes amours mourir.

 

Les feuilles pâlies sont enlevées par le vent

Les larmes de mes yeux trop fragiles, suivent.

J’ai ramassé les cendres, avec elles les souvenirs.

Dis-moi que tu les rendras plus douces

Quand je les soufflerai vers ton ciel rougeoyant.

 

A genoux sur le tombeau des amours mortes,

Je n’ai gardé que les feuilles de notre automne.

Dis-moi que tu sais à quel point elles sont belles

Sur l’arbre de mon coeur qui ne cesse de fleurir.

Dis-moi que c’est par ce chêne immortel

 

que toujours tu respires…

 

Dessin et poème: Angie

 

 

 

koalangie @ 14:56
Enregistré dans Mes poèmes: Amour
Murmures

Posté le Samedi 24 octobre 2009

 

 Le courage

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Coeur parsemé de blessures

Mon âme t'entend

Qui bat. L'abandon au loin.

 

L'espoir

Larme,

tu m'as refleté sur ton eau

La lueur

que j'ai cru éteinte.

Ode aux rêves

Dans ma chambre

Les nuages sont entrés

Sur leur passage,

Ô ruines des murs.

Angie

koalangie @ 14:47
Enregistré dans Textes entre deux rêveries
“Le conte du petit jour qui n’avait pas sommeil” de Jacques Salomé

Posté le Mercredi 14 octobre 2009

En été, vous l'avez remarqué, les jours s'allongent, s'allongent. Ils veulent durer longtemps, longtemps. Ils ont du mal à s'endormir les jours, car ils ont tant et tant de choses à vivre, tant et tant de choses à voir, à écouter, à entendre et aussi à recevoir.

Et si jamais le lendemain, ils ne revenaient pas, ni après-demain, qu'est-ce qui arriverait?

Qu'est-ce qui arriverait aussi, si ces deux-là, mes parents, qui sont au-dessus de moi, disparaissaient, hein? « Qu'est-ce que je deviendrais, moi, le petit jour d'aujourd'hui? » s'interrogeait un enfant jour.

C'est ce qu'ils disent tous, les jours si longs de l'été, ils ne veulent pas s'endormir du tout. Mais pas du tout, du tout, ni sur les deux oreilles ni sur leur petite joue toute douce. Ils veulent garder les yeux ouverts, la bouche ronde, les mains tendues vers l'ineffable, vers le tout de la vie.

Alors qu'est-ce qu'ils font, les jours qui ne veulent pas s'endormir? Ils vont énerver leurs parents. Ils vont tenter de les retenir, de les coincer dans le salon ou la chambre le plus longtemps possible. Ils vont aussi essayer de les séduire pour faire durer le temps plus longtemps…

« Si encore ils me laissaient un peu d'eux-mêmes, un peu de leur odeur, de leur musique, de leur présence, se disait le petit jour qui ne voulait pas s'endormir. Je sais bien que je vais avoir sommeil, je sais bien que je vais traverser la nuit, faire le tour de la terre, aller voir d'autres paysages avec des rêves. Parfois j'ai un peu peur au moment du passage, juste au moment où je vais basculer du jour…dans la nuit… »

Ainsi se parlait à lui-même un petit jour qui ne voulait pas s'endormir. Il se disait cela dans son lit, au moment fragile, délicat où il allait tomber dans le sommeil.

Car tomber dans le sommeil, ce n'est pas rien. Et si on tombait si loin qu'on ne revienne plus…?

Vous comprenez mieux pourquoi les jours parfois ne veulent pas aller se coucher, ni s'endormir, c'est parce qu'ils ont peur de tomber dans le sommeil.


Un conte extrait du livre, Contes à guérir, contes à grandir de Jacques Salomé, Edition Albin Michel

~ o ~

Une des choses que j'ai compris à travers ce conte, c'est pourquoi les jours d'hiver sont si courts que je ne les vois passer…Oui, il fait tellement froid, il fait tellement gris, qu'ils se hâtent finalement après le temps pour retrouver plus vite les couleurs chaleureuses du printemps…

Angie

koalangie @ 23:34
Enregistré dans Non classé
Le Carrousel de minuit

Posté le Vendredi 2 octobre 2009

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 Tourbillonent mes pensées monotones

Au milieu d'une douce nuit suspendue.

Quelques étoiles s'allument et rejoignent

Les lumières symphoniques d'ici-bas.

S'embrase la ritournelle dans mes yeux.

 

Je sens les baisers humides de la brise

Sur mes joues rondes et trop froides.

Mais mon coeur est un soleil ce soir,

Sa chaleur dans l'éclat de mes rires

Danse au rythme d'une ronde embrasée.

 

Elle fait tourner ma tête peu à peu

Mêlant à mes peines toutes mes joies

Dans un capharnaüm de bonheurs.

La tornade de mes rêves jaillit alors

Et détruit mes chagrins bétonnées.

 

Très loin, je me suis laissée emporter

Vers un monde où la vie magique palpite

Si vraie, si belle vêtue de ses lumières

Aux dentelles de sourires et d'étoiles,

Blottit dans l'âme d'un carrousel de minuit.

 

Angie

J'aime tellement les carrousels. J'aimerais que la vie soit comme un gigantesque carrousel! Que même le fait de tourner en rond puisse avoir quelque chose de magique….

 

koalangie @ 11:42
Enregistré dans Mes poèmes: Thèmes divers
Le temps de l’oubli

Posté le Mardi 29 septembre 2009

 

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Cendres de l'hiver. Mes pas ensevelis.

Sous un tombeau blanc mes souvenirs.

Le passé qui n'est plus. Le vent de l'oubli

Souffle très fort.

 

Dans la plaine blanche, égarée,

Une prière, murmure mon souffle saccadé

Mais le brouillard s'élève, l'étouffe alors

Mon espoir enneigé.

 

J'ai froid et ma mémoire est morte

Mes larmes paralysées ne suintent pas

De mon regard, il n'y a plus que les flocons

Qui tombent sur le sol.

 

Je sens les bras du fantôme. Il m'enlace

D'un geste délicat, c'est le temps qui s'abreuve

De mes dernières images, je vois. Ton visage

Disparaît peu à peu…

 

Angie

koalangie @ 18:36
Enregistré dans Mes poèmes: Thèmes divers
Une petite fille dans la cour

Posté le Mardi 22 septembre 2009

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J'étais une petite fille et j'avais un rêve. Je voulais être spéciale, un peu unique, un peu moi-même mais un peu les autres aussi car on me regardait étrangement, on riait de mon air trop sympathique, trop rêveuse quelquefois. Alors de temps en temps je voulais me fondre, en vain, dans la masse.

Je n'ai jamais compris la cruauté de mes camarades, oui car vous savez, dans une cour de récré, ça peut être cruel un enfant. C'est quand on se montre faible, quand on se montre différent, qu'il vous veut du mal…

L'Histoire sait très bien à quel point la différence a toujours été condamnée: différence de religion, différence de couleur, différence physique, différence de pensée… Elle est la source de nos guerres, la source de nos souffrances alors qu'elle est si riche et pleine de vertu.

Et j'étais différente…Cela peut sembler un mal anodin et pourtant, ce sont toujours les maux les plus silencieux, les plus transparents, les plus petits…qui peuvent faire le plus souffrir car souvent, personne autour de soi ne les voit ni ne les reconnait. Et l'indifférence est un poignard dans un coeur qui ne sait parler, qui ne sait montrer l'intensité de sa douleur.

C'est ainsi que j'ai tendu ma main dans cette cour où l'on cherche son identité, dans cette cour où l'on cherche à connaître l'amitié, l'amour des autres, dans cette cour où toute notre vie, toute notre personnalité se construisent, dans cette cour où l'on forge sa force ou sa faiblesse, mais on m'a jetté des cailloux, piétiné comme une des ces feuilles en automne. Alors j'ai cherché à comprendre le rejet des autres, ce mépris si virulent qui brûlait comme une flamme dans leurs yeux et dans leurs mots…sans avoir de réponse. Elle se trouvait dans leur coeur dont je n'ai jamais eu la clé. Et moi avec l'insouciance de mon enfance j'ai cru en leurs mots, j'ai cru en leur mépris et j'ai dessiné mon coeur, mon âme, ma pensée sous un soleil enfantin. Je suis devenue ce que je suis à cause du mépris des autres, je me suis découverte à travers leur regard qui me reflétait comme un être affreux, un être sans valeur, un être qui jamais n'aura droit à l'amour, ni même à l'affection. C'est dans la cour de récré que j'ai bâti mon identité…fragile et détestée…

C'est dans cette cour de récré que tout prend forme, c'est dans cette cour de récré que tout commence et que tout se termine, que l'on apprend le bonheur ou la tristesse, l'amitié ou la solitude. Et en dehors, libres et grandis certains s'émerveillent d'un ciel bleu et d'autres haïssent un ciel gris…

Malgré tout cela, j'étais heureuse, enfant, oui j'étais heureuse car, j'ai été spéciale, si loin des autres, solitaire, triste et rêveuse. Et le temps vient, nous réconforte et sait parfois nous faire aimer la beauté des nuages éphémères…présages d'un bonheur inattendu.

 

Angie

 

 

koalangie @ 23:48
Enregistré dans Textes entre deux rêveries
Le Harem

Posté le Mercredi 16 septembre 2009

~o~

~o~

Entre les murs dorés par l'éclat du soleil,

Esclave de mes rêves je me suis réveillée.

Ce matin je n'ai pu tenir dans mes mains

Ce que portent les cendres bleutées du ciel,

Soumise aux bourreaux de la réalité.

 

Je ne voyais que la cime haute du monde

De ma fenêtre j'entendais les nuages mourir

Ô quelle douce agonie qui m'a étreinte!

La vie semblait plus belle sous les tombes

où j'enterrais les peurs que je ne pouvais fuir.

 

Enfermée dans mon harem d'espérance,

Enchaînée à cet imaginaire jusqu'à l'âme

Cela me suffisait un bonheur illusoire

Car je n'avais besoin de trouver un sens

A la folie qui dansait comme des flammes.

 

Sur la source immaculée de la solitude

La lune sentinelle venait toujours s'endormir.

Elle était ma lumière, elle était mon guide

Au visage de l'espoir qui se reflète prude

Dans les yeux de ceux qui ne savent plus rire

 

Car dans la prison dorée de mes bourreaux

Je ne pouvais plus vivre des sentiments,

Loin de la souffrance, loin de l'affection

Je ne sentais plus l'amour sur ma peau.

Et les rêves ne montrent la couleur du sang..

 

 Angie

koalangie @ 14:28
Enregistré dans Mes poèmes: Etats d'âme
Promenade sur le ciel

Posté le Mercredi 9 septembre 2009

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Viens avec moi…Suis-moi

Je veux marcher sur le ciel

Au-dessus d’un océan de nuages

Que nous perçerons avec des étoiles.

Nous verrons mieux le monde

Ainsi…

 

Quittons le porche de notre maison

Que les souvenirs habitent pour nous

De là-haut, dénudés du temps,

Notre âme, seule, suffira

Pour regarder et pleurer la foule

Minuscule.

 

Suis-moi et soyons différents

Marchons loin de ses chemins

Qui mènent tous vers un même lieu.

Ô sentier d’abondance, gouffre sans fin,

Je veux être au sommet du monde

Pour ne plus te désirer.

 

De là-haut, plus rien ne compte,

Nous n’aurons pas besoin de nous aimer

Toi et moi et nos coeurs qui battent

En silence, on regardera le monde

Simplement, le destin s’arrêtera là

Où l’arc-en-ciel naît pour nous guider.

 

Alors sur terre, nos pas tremblants

Nous n’aurons peut-être plus d’amis

Sans destination, notre maison en ruine,

Nous serons peut-être fous ou peut-être libres

Avec le vent pour souffle, le soleil pour coeur

Et les bras de l’Azur pour unique passion.

 

Angie

koalangie @ 23:37
Enregistré dans Mes poèmes: Thèmes divers