Le vol du condor

Posté le Dimanche 3 janvier 2010

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Dans les contrées où dort le royal condor

La terre se regénère peu à peu, se nourrit de la rosée

Qu'a pleuré l'aube triomphante.

 

Morte, endormie, elle est le phoenix éternel

Dernier souffle de la nuit, premier cri du jour,

Par son écho elle réveille démons et vivants.

 

La sève de la vie s'écoule dans les veines brûlantes

Qui réchauffent le coeur des grands bois.

C'est dans leur mémoire que s'abreuve la sagesse.

 

Elle donne à l'homme qui sait écouter le vent

Ce regard rouge et virulent capable de défier l'astre feu

Sans armes, ni volontés, les pieds et l'âme nus.

 

De l'univers, il se tient au sommet le plus haut

Et guette les moindres mouvements de l'horizon

Fier, immobile comme le rocher planté dans le sable.

 

Il s'unit aux souffrances et aux espoirs de la terre

Qui n'a perdu sa fertilité, qui a bu le sang du temps

Et fait naître les fleurs du souvenir cueillies par ses ancêtres.

 

Il entend au loin les ombres errantes et les nuages sourds

Qui de leur coeur aveuglé cherchent à voler le soleil

Poussant alors son cri, l'appel du grand condor.

 

Sorti de son sommeil, l'oiseau accompli son vol majestueux,

Maître du ciel, celui qui apporte le glaive de la liberté

Déploie dans la lueur l'esprit d'une force nouvelle…

 

Angie

 

koalangie @ 14:38
Enregistré dans Mes poèmes: Nature
L’automne ~ Jacques Prévert

Posté le Vendredi 25 décembre 2009

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*Photo prise par moi.*

 

Un cheval s'écroule au milieu d'une allée

Les feuilles tombent sur lui

Notre amour frissonne

Et le soleil aussi.

koalangie @ 19:05
Enregistré dans Non classé
Les chemins de la peur

Posté le Vendredi 25 décembre 2009

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Marcher vers un soleil rouge

Qui se noie dans la mer

Marcher dans la nuit triste

En cherchant les étoiles

Mon ombre se perd

Dans les rues assoiffées.

Il n'y a plus d'espoir, je sais,

Dans les lumières artificielles

Il n'y a plus de vie

Derrière les yeux fermés.

 

Pourtant,

Je suis avide de la vie

Je suis avide de vivre

De cette sensation de survivre

De cette ivresse de combat

 

Je suis un fantôme

Qui marche dans la ville en ruines

Pour entendre le vent sifflait

Qui cherche un soleil dans l'eau

Pour sentir l'espoir renaître

Qui souffle sur les poussières

Pour voir l'étoile brillée

Au sommet des montagnes

Les fantômes dorment en paix

 

Pourtant,

Je suis avide de la chute

Je suis avide du vide,

De cette sensation d'absurde,

De cette ivresse d'inexister.

 

Laissez moi marcher

Entre la vie et la mort

Je ne sais que choisir

La fièvre me trouble

Et la peur me tient la main

Elle est belle, elle m'apaise

Elle est tout dans mon coeur

Qui veut l'appartenir.

 

Dis-moi où aller?

 Angie

koalangie @ 18:45
Enregistré dans Mes poèmes: Etats d'âme
Le cavalier sans tête ~ Damien Saez

Posté le Vendredi 25 décembre 2009

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*Oeuvre réalisée par moi. J'ai dessiné le dessin du cavalier puis j'ai fait un montage avec Paint.*

 

Je vais comme une pierre lancée
Au milieu des buildings
Je traverse la plaine comme un souffle sans bruit
Je vais comme une flamme sous la neige brûlante
Que nul ne peut éteindre

On ne m’a donné ni arme ni larmes à mes yeux
Que ce cheval d’acier noir et ce corps sans visage
J’ai l’âme de l’enfant et la mémoire du vieux
L’éternité c’est long quand on marche sans cœur

Je suis le cavalier sans tête
Et je cherche un amour
Au travers les tempêtes
Moi je cherche le jour

Moi je cherche la flamme
Qui viendra m’éclairer
L’âme

Du haut de ma monture sur des escaliers de brumes
J’entends le cri des hommes qui ont perdu l’amour
Alors j’envie soudain ceux qui ont larme à l’œil
Qui pleurent l’océan à se noyer dedans

Celui qui m’a fait voulant faire de moi l’immortel
Invincible il a fait l’armure mais il a oublié le cœur
Puisqu’on a fait mon âme dans un acier linceul
C’est de l’humain tout entier dont moi je porte le deuil

Au hasard des cités, ami parfois je rêve
De croiser sur la route une femme de cœur
Qui juste par amour partagerait son être
Mettre un peu de mortel à ma triste éternelle

Je suis le cavalier sans tête
Et je cherche un amour
Je traverse tempête 

Moi je cherche le jour
Moi je cherche la flamme
Qui viendra m’éclairer
L’âme 

 

Damien Saez

koalangie @ 18:30
Enregistré dans Non classé
Souvenirs d’enfant

Posté le Vendredi 18 décembre 2009

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Ô démons de l'enfance

Pourquoi venir me tourmenter?

Je ne suis plus enfant

Je ne connais plus l'innocence

J'ai commis des fautes,

Fais des erreurs et me suis construit

Une vie sous des feuilles mortes

Car, Enfance, tu es bien morte

Mais tu demeures dans mon coeur

Et tes démons dansent

                    Quand, au loin, j'aperçois ta lumière…

 

Photo et poème: Angie

koalangie @ 17:22
Enregistré dans Mes poèmes: Etats d'âme
Sous les airs du dimanche

Posté le Vendredi 18 décembre 2009

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La nappe était blanche

Garnie de bonheurs,

Fleurie de rires,

Elle sentait la liberté

Des dimanches.

 

Le ciel dans nos verres

Nous rendait ivres

Et la chaleur s'invitait

Pour embrasser nos joues,

Taire nos prières.

 

Nous nous regardions

Nous nous aimions

Avec nos mains propres

Nos habits parfumés

Qui cachaient nos allusions.

 

Laissant le temps débarrassé

Les restes et les souvenirs,

Les convives ont quitté la table

De la maison en ruines,

Un à un s'en est allé.

 

Oui, nous étions réunis

Et la nappe était blanche

Garnie de bonheurs,

Fleurie de rires

Salie d'hypocrisie…

 

Angie

koalangie @ 17:02
Enregistré dans Mes poèmes: Thèmes divers
Libre comme un mouton

Posté le Vendredi 4 décembre 2009

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Flânant sur la route d'une campagne,

Une brindille à la bouche,

Un chapeau sur la tête,

Un peu de liberté dedans,

Je suis sortie brusquement de mes rêves

Par les cris d'une ferme agitée.

Elle avait perdu un mouton

Alors qu'au-dessus de son toit

Souriait encore une lune malicieuse

Dans le ciel plein de laine et de coton.

Me cachant derrière un chêne

Je vis les autres bêtes obéissantes

Entassées les unes près des autres

Passant leur temps à se scruter

A attendre le repas, à attendre la liberté,

A attendre d'être dépouillées de tout

                    d'être dévorées sagement

Après n'avoir suivi

Que les mouvements d'un bâton

Après n'avoir écouté

Que les aboiements d'un chien.

C'est la nature, diriez-vous?

Et je pensais au petit mouton enfui

Qui regardait le ciel et se couvrait avec

Qui se faisait dévorer par un loup

Mais qui avait couru longtemps,

De toutes ses forces, de tout son être

Et qui avait, au moins, eu

Le pouvoir de se débattre.

 

Sous un ciel bleu et chaud

Mon chapeau s'est envolé.

 

Poème et dessin: Angie

 

koalangie @ 21:49
Enregistré dans Mes poèmes: Thèmes divers
Une rencontre en hiver

Posté le Dimanche 29 novembre 2009

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 Dessin que j'ai réalisé

 

Ses pas s'enfoncent dans la neige

Son coeur tombe, mais il ne le voit pas

Il ne le voit plus, désormais sous la neige

Sur le chemin de la solitude. Il fait froid.

 

Ses mains pâles tremblent beaucoup

Il souffle dedans, mais son souffle s'en va

Enlevé par le vent, enlevé par l'amour

Qu'il a perdu cette nuit, dans un bar-à-cas.

 

Ce bar où des gens se tournent autour

Où des gens s'aiment et se désaiment

Cherchant sans cesse la chaleur des jours

Dans la chaleur des nuits passionnelles.

 

Sans son coeur, gelé par la tristesse

Il marche longtemps tant bien que mal

Vers sa maison ou sa maîtresse peut-être

Pour se laisser mourir dans ses bras.

 

Mais lorsqu'il arrive au bout de la rue

Voilà qu'il semble qu'on l'interpelle.

Une voix essouflée, un souffle chaud et nu

Caressent tendrement ses oreilles.

 

« Monsieur, je crois que ce coeur est à vous…»

 

Angie

koalangie @ 1:40
Enregistré dans Mes poèmes: Amour
Le fleuve et le ciel

Posté le Mercredi 18 novembre 2009

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Le fleuve,

dans la mouvance de ses murmures

regarde le ciel, envieux de son bleu.

 

Il tente de retenir son reflet,

d'apprendre son éclat, son souffle.

Mais il sait, au fond de sa mémoire,

qu'il ne deviendra jamais

L'ombre de là-haut.

 

Sa blessure, rouge-sang,

jusqu'au bout de la mer,

jusqu'au bout du temps éternel

qui luit depuis les montagnes enneigées,

se déverse en silence.

 

Les grands arbres buvant à sa peine

ont chanté aux cieux ses tourments.

 

De ma fenêtre

je voyais les nuages s'agitaient

Et la pluie glissa sur la vitre.

 

Le ciel triste se mit à pleurer,

Ses larmes embrassant le fleuve

Qui, de reconnaissance, déborda.

 

O pluie,

Peux-tu sentir la douleur d'ici-bas

quand tu touches la terre brûlée?

Peux-tu entendre la voix du passé

quand le vent, de sa douceur, t'enlace?

 

C'est dans la mémoire d'un fleuve

que se trouvent toutes nos larmes…

Angie

koalangie @ 17:58
Enregistré dans Mes poèmes: Nature